Ivanovic, le spetsnaz de Mourinho

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Ivanovic, le spetsnaz de Mourinho
Ivanovic, le spetsnaz de Mourinho

Quand Chelsea a fait venir Filipe Luis cet été, beaucoup croyaient à la possibilité de voir Azpi repasser à droite et Ivanovic revenir dans l'axe de la défense bleue. Mais après trois mois de compétition, si Chelsea semble a priori briller à travers les 9 passes décisives de Fabregas et les 9 buts de Diego Costa, la présence du serbe dans le couloir droit est devenue indispensable : 900 minutes en 10 matchs de Premier League. Alors qu'Ivanovic était déjà le joueur le plus utilisé par José Mourinho l'an passé, avec 36 matchs de championnat, son évolution tactique lui permet de jouer un rôle toujours plus important dans l'animation ambitieuse des Blues.
Mythes, échecs et forces spéciales
Les deux équipes sont prêtes à donner le coup d'envoi du match et les hiérarchies apparaissent au grand jour. Au milieu du rond central, le numéro 9 tient le ballon de la semelle, comme si lui seul pouvait décider du moment où le spectacle allait commencer. Les ailiers sont aussi au milieu de la scène, mordant la ligne médiane comme des fauves prêts à bondir. Un coup de sifflet, une passe minuscule, et le ballon part directement dans les pieds du numéro 10 : le jeu est enfin lancé. Pendant ce temps-là, au fond sur les côtés, "tout là-bas", les deux arrières latéraux attendent. Loin du coup d'envoi, loin de la colonne vertébrale du collectif, loin des buts et de la gloire, le latéral occupe le costume du dernier invité de la soirée. Un joueur dont le destin est de jouer sur un seul pied, entre la ligne de touche et son adversaire direct, dans un couloir. Paradoxalement, il porte traditionnellement les premiers numéros des joueurs de champ : le 2 ou le 3. Paradoxalement, il est aussi le joueur le plus proche du public. En Angleterre, les occupants des premiers rows peuvent quasiment le toucher, et surtout apprécier tous les détails de ses erreurs. Enfin, dernier paradoxe : s'il se dit "défenseur", le latéral est bien la première pièce du jeu à dépasser complètement le principe de division des phases offensive et défensive.

Un poste spécial, donc, qui requiert des profils spéciaux et variés : dribbleur comme Marcelo, meneur comme Dani Alves, défenseur dur sur l'homme comme Arbeloa, fusée comme Jordi Alba, marathonien comme Zanetti ou Lahm, cerveau tactique comme Zabaleta, et enfin colosse comme Maicon. Aux échecs, il est la verticalité de la tour, le sacrifice du pion, mais aussi la polyvalence et la surprise du cavalier. Ces spécialités se retrouvent chez les spetsnaz, ces corps des forces spéciales russes, de la police ou de l'armée, capables de réaliser toutes sortes de missions plus ou moins pointues. Des "unités pour des missions spécifiques", la plupart du temps derrière les lignes ennemies, et toujours dans l'ombre. Sabotages, démolitions, reconnaissances, assassinats et bien plus. Tout dépend de ce que le collectif a besoin. Et dans ce Chelsea de Mourinho, Ivanovi? sait tout faire.
Défenseur serbe, ailier brésilien
Les schémas londoniens de...




Mythes, échecs et forces spéciales
Les deux équipes sont prêtes à donner le coup d'envoi du match et les hiérarchies apparaissent au grand jour. Au milieu du rond central, le numéro 9 tient le ballon de la semelle, comme si lui seul pouvait décider du moment où le spectacle allait commencer. Les ailiers sont aussi au milieu de la scène, mordant la ligne médiane comme des fauves prêts à bondir. Un coup de sifflet, une passe minuscule, et le ballon part directement dans les pieds du numéro 10 : le jeu est enfin lancé. Pendant ce temps-là, au fond sur les côtés, "tout là-bas", les deux arrières latéraux attendent. Loin du coup d'envoi, loin de la colonne vertébrale du collectif, loin des buts et de la gloire, le latéral occupe le costume du dernier invité de la soirée. Un joueur dont le destin est de jouer sur un seul pied, entre la ligne de touche et son adversaire direct, dans un couloir. Paradoxalement, il porte traditionnellement les premiers numéros des joueurs de champ : le 2 ou le 3. Paradoxalement, il est aussi le joueur le plus proche du public. En Angleterre, les occupants des premiers rows peuvent quasiment le toucher, et surtout apprécier tous les détails de ses erreurs. Enfin, dernier paradoxe : s'il se dit "défenseur", le latéral est bien la première pièce du jeu à dépasser complètement le principe de division des phases offensive et défensive.

Un poste spécial, donc, qui requiert des profils spéciaux et variés : dribbleur comme Marcelo, meneur comme Dani Alves, défenseur dur sur l'homme comme Arbeloa, fusée comme Jordi Alba, marathonien comme Zanetti ou Lahm, cerveau tactique comme Zabaleta, et enfin colosse comme Maicon. Aux échecs, il est la verticalité de la tour, le sacrifice du pion, mais aussi la polyvalence et la surprise du cavalier. Ces spécialités se retrouvent chez les spetsnaz, ces corps des forces spéciales russes, de la police ou de l'armée, capables de réaliser toutes sortes de missions plus ou moins pointues. Des "unités pour des missions spécifiques", la plupart du temps derrière les lignes ennemies, et toujours dans l'ombre. Sabotages, démolitions, reconnaissances, assassinats et bien plus. Tout dépend de ce que le collectif a besoin. Et dans ce Chelsea de Mourinho, Ivanovi? sait tout faire.
Défenseur serbe, ailier brésilien
Les schémas londoniens de...




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