Ivan Zamorano : " Le Chili peut battre n'importe qui "

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C'est autour d'un ceviche péruvien qu'Ivan Zamorano se dévoile, lors d'un déjeuner dans le quartier chic de Vitacura. Baskets au pied, ceinture Armani autour de la taille et veste de costard sur les épaules, Bam Bam s'est coupé les cheveux, mais porte bien ses 48 piges. Il commande une bière sans alcool. Avant de partir, il va saluer et prodiguer quelques conseils à Alexis Sánchez installé en famille dans un restaurant mitoyen.

Tu as pensé quoi du dernier match du Chili ? Si on pense aux autres matchs du Chili, il n'a pas joué aussi bien qu'il le faisait. Mais je crois que pour le déroulement, la physionomie du match, le Chili a été meilleur. Il a été supérieur. Je pense que le Chili est un juste vainqueur et que la finale est largement méritée. Maintenant, il faut s'améliorer. Il faut essayer de fortifier les points positifs. Je crois qu'en finale, contre des joueurs encore plus dynamiques et rapides, on pourrait avoir des problèmes, mais le Chili est un vainqueur logique et un très beau finaliste.
Contre le Pérou, la défense a quand même eu des problèmes... Je crois que nous avons eu des problèmes quand le Pérou a voulu avoir la possession. Quand le Pérou avait la balle, nous avons commencé à courir après et à courir de manière désordonnée. On a été un peu surpassés en défense. Ensuite, après le but du Pérou, quand le Chili s'est affirmé à nouveau au milieu, avec notamment un grand Charles Aránguiz, il me semble que le Chili est redevenu l'équipe de la première mi-temps, qui a cherché continuellement à marquer.
Tu aimes le jeu proposé par Sampaoli ? Oui, mais attention, je ne suis pas "Sampaolista" ou "Bielsista", j'aime le football offensif. Un football qui montre un objectif, des idées de jeu, une proposition. De ce point de vue, je crois que Sampaoli a un style, il a une philosophie une manière de voir le foot qu'il a inculqué et imprégné à ses joueurs. Et ça, ça se reflète sur le terrain. Parce qu'aujourd'hui, quand le Chili joue, il ne spécule pas. Dès la première minute, il attaque et il joue pour gagner. Il joue avec agressivité, avec profondeur. Ces caractéristiques correspondent au football que j'aime, donc oui, l'équipe de Sampaoli me plaît.
Les Chiliens sont durs avec Sampaoli car ils regrettent encore Bielsa ? Oui, mais Sampaoli est un petit "Bielsista" ! Si le Chili est en finale, c'est qu'il le mérite. Les critiques existeront toujours, il faut les accepter. En revanche, je ne peux pas admettre qu'on dise que le Chili n'essaye pas, ne va pas de l'avant, ne fait pas tout pour gagner. Le reste, on peut en discuter.
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