Ivan le Terrible

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Ivan le Terrible
Ivan le Terrible

Il est là, le successeur de Ferreira Carrasco. Jeune, puissant, prometteur et portugais, Ivan Cavaleiro correspond parfaitement au profil de cette ASM. Mais le joueur formé à Benfica a encore quelques défauts à corriger avant d'atteindre un niveau que beaucoup lui prédisent depuis plusieurs années déjà.

En ce moment, c'est toujours la même musique à Benfica. Un talentueux élément de la génération 93/94 éclate, est promu, dispute deux ou trois bouts de matchs ça et là, puis disparaît des radars lisboètes pour poursuivre sa carrière à l'étranger. Bernardo Silva et João Cancelo (Valence) étaient les premiers exemples d'un théorème qui vient de s'étendre à Ivan Cavaleiro, prêté l'année dernière au Deportivo la Corogne et fraîchement arrivé sur le Rocher. Ses adieux à Benfica, le Portugais les avait déjà faits avant de faire ses valises pour la Galice. "Si je sors, c'est de la faute de Jorge Jesus. Le président parie beaucoup sur la formation, mais arrivé à un certain niveau, ça ne sert à rien." Si Jesus est passé des Aigles aux Lions à l'intersaison, ça n'a pas suffi à convaincre Ivan Cavaliero de rester à la maison. Le môme s'est senti respecté en Espagne et était prêt à y retourner, même s'il fallait signer définitivement au Depor pour ça. Heureusement pour lui, son agent s'appelle Jorge Mendes, et l'un de ses meilleurs potes Bernardo Silva. Son bel Euro U21 fait définitivement pencher la balance en sa faveur et Monaco applique le tarif : 15 millions d'euros pour un jeune Benfiquista. De quoi se poser des questions du côté de Lisbonne. Jorge Jesus était-il vraiment le seul à ne pas accorder une confiance aveugle en ses produits faits maison ? Comment expliquer que Luis Filipe Vieira n'ait pas vraiment essayé de convaincre son poulain de rester à la Luz, alors qu'il est censé choyer les jeunes du Seixal ? Comment expliquer que ce nul d'Ola John soit toujours au club à la place d'Ivan ? L'argent ? Une bonne excuse. Les Lisboètes ont drastiquement réduit leurs dépenses lors des douze derniers mois et ne seraient pas morts en attendant deux ans, le temps que Cavaleiro mûrisse, explose et rapporte trois ou quatre fois plus d'argent. Tant pis pour Benfica et la Liga Nos. Tant mieux pour l'AS Monaco et la Ligue 1, qui récupèrent un garçon prometteur dont le profil devrait plaire aux amateurs de joueurs "à la L1".

Talent précoce


Quand Luis Norton de Matos rencontre le natif de Vila Franca de Xira en tant qu'entraîneur de l'équipe B des Encarnados, il tombe sous le charme d'un joueur à qui il promet un brillant futur. À l'époque, le fameux Ola John déçoit depuis un an chez les A et convainc encore moins le coach de la réserve qui préfère défendre sa dernière…


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