Ivan Hrdlicka : "Nous sommes condamnés à rester dans l'histoire"

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En 1969, le Slovan Bratislava signe le plus grand exploit de l'histoire du football slovaque, en terrassant le FC Barcelone en finale de la Coupe des coupes (3-2). Légende vivante du club, Ivan Hrdlička retrace pour nous ce parcours incroyable, au bout duquel il a trouvé l'éternité.

Salutations Ivan. La Coupe des coupes 1969, ça vous parle ? Pas mal oui (rires)
À l'époque, le début de compétition est perturbée par le contexte géopolitique Oui, l'armée soviétique avait envahi le pays en août pour imposer la chape de plomb du socialisme. Pour protester contre l'invasion, certaines équipes occidentales ont refusé de se rendre en Europe de l'Est pour jouer leurs matchs. L'UEFA a alors décidé de faire un nouveau tirage au sort, ce que n'ont pas accepté plusieurs clubs comme le Dinamo Moscou, l'Union Berlin ou le Spartak Sofia qui voulaient conserver le tirage initial. Ils ont finalement déclaré forfait, ce qui a posé pas mal de problèmes.
Comment était l'ambiance en Tchécoslovaquie ? Avant les événements de 1968, la Tchécoslovaquie traversait une période positive, symbolisée par le Printemps de Prague. La jeunesse était fatiguée, on en avait assez de la censure et de la surveillance politique. Il y avait une transition vers plus de démocratie, et l'ambiance était au progrès et à l'optimisme. Mais la doctrine Brejnev a stoppé net toutes les réformes engagées par Alexander Dubček.
Quelle était la place du football dans tout ça ? Les gens s'intéressaient déjà beaucoup au football. Pour certains matchs à domicile, il n'était pas rare d'avoir 30 000 personnes au stade pour suivre le Slovan, c'était la norme.


En seizièmes de finale, vous commencez doucement en battant le FK Bor, un club serbe sans grande envergure C'était sans doute l'adversaire le moins prestigieux sur notre chemin, mais avec le recul, je me demande si passer ce premier tour n'a pas été le plus difficile. Tout a bien commencé pour nous puisque nous gagnons 3-0 à domicile lors du match aller, tranquilles. Mais au retour, on a goûté l'enfer. On était sans doute venus trop confiants, on se disait que c'était plié. Mais les supporters serbes en tribunes nous ont mis une pression…






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