Italie-Vote de confiance au Sénat sur la loi sur les unions gays

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    ROME, 25 février (Reuters) - Le gouvernement italien 
engagera sa responsabilité jeudi devant le Sénat sur le projet 
de loi controversé sur les unions civiles, fortement édulcoré 
par le président du Conseil Matteo Renzi pour emporter l'accord 
des élus de la coalition au pouvoir. 
    Compte tenu des modifications apportées, la confiance 
devrait être votée et le gouvernement rester en fonction. La 
nouvelle version du projet de loi, qui porte à la fois sur les 
unions civiles homosexuelles et hétérosexuelles, supprime 
notamment le droit à l'adoption.  
    Le texte ira ensuite devant la Chambre des députés où le 
gouvernement dispose d'une majorité plus confortable.  
    L'Italie est le seul grand pays occidental à ne pas avoir 
encore reconnu le droit à une certaine forme de mariage pour les 
homosexuels, qui sont toujours privés de protection juridique 
notamment dans le domaine des successions.     
    "L'accord sur les unions civiles est un événement historique 
pour l'Italie", a déclaré Matteo Renzi sur Twitter. 
    La clause qui prévoyait dans certains cas pour les couples 
non mariés la possibilité d'adopter les enfants du conjoint 
était la plus critiquée au sein de la coalition au pouvoir, y 
compris au sein du Parti démocrate, la formation de Matteo 
Renzi. 
    Les mouvements de défense des homosexuels se sont rassemblés 
devant le Sénat mercredi pour protester conter la décision de 
supprimer le droit à l'adoption. 
    Autre concession à la droite et aux membres catholiques de 
la coalition, le projet de loi modifié supprime également la 
référence à l'obligation de fidélité, de façon à éviter que 
l'union civile ne ressemblent par trop au mariage traditionnel. 
    Les droits accordés aux gays dans le cadre des unions 
civiles sont nettement moindres que ceux traditionnellement 
accordés par les lois sur le mariage entre personnes de même 
sexe dans les pays qui ont voté ce genre de disposition. 
    Le texte prévoit de donner aux couples qui s'engagent dans 
une union civile le droit de porter le nom du conjoint et de 
percevoir sa pension de retraite résiduelle. 
    Arrivé au pouvoir en 2014, Matteo Renzi a promis l'an 
dernier de faire voter une loi sur les unions civiles. Ce projet 
a suscité une très forte opposition de la part de l'Eglise 
catholique et également au sein du Parlement. 
 
 (Gavin Jones; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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