Italie : un référendum peut en cacher un autre

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La Cour de cassation italienne a validé lundi la tenue du référendum sur les réformes politiques voulues par le chef du gouvernement Matteo Renzi et auxquelles il a lié son avenir.
La Cour de cassation italienne a validé lundi la tenue du référendum sur les réformes politiques voulues par le chef du gouvernement Matteo Renzi et auxquelles il a lié son avenir.

La Constitution italienne va subir un lifting. La Cour de cassation a en effet validé lundi la tenue en automne d'un référendum sur la réforme du texte qui était resté inchangé depuis sa promulgation en 1948. Un rendez-vous capital pour Matteo Renzi qui a lié son destin politique à la réussite du « oui » alors que l'Europe s'inquiète d'un éventuel succès du « non » qui plongerait l'Italie dans le chaos. La principale réforme concerne le Sénat. Le nombre des sénateurs passera de 315 à 100. Ils ne seront plus élus au suffrage universel mais désignés pas les conseils régionaux, et cinq d'entre eux le seront par le président de la République. Leurs pouvoirs seront limités : ils ne voteront plus que les lois de portée régionales ou communales et ne voteront pas la confiance au gouvernement. La nouvelle Constitution prévoit également l'abolition des provinces dont le personnel sera absorbé par les autres administrations. Enfin, certaines compétences, comme les transports, les infrastructures ou l'énergie, qui avaient été décentralisées, retourneront au gouvernement national.

Vers un système présidentiel autoritaire ?

Pour le gouvernement, la réforme met fin au « bicaméralisme parfait » qui soumettait l'adoption des lois à l'approbation des deux chambres. Un mécanisme qui alourdissait et ralentissait le travail législatif quand il ne rendait pas le pays ingouvernable. En effet, en raison de modes de...

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