Italie : un référendum aussi dangereux que le Brexit

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Matteo Renzi ayant clarifié qu?il n?entendait pas rester à son poste en cas de défaite, le scrutin du 4 décembre s'est transformé en un vote de confiance envers le chef du gouvernement.
Matteo Renzi ayant clarifié qu?il n?entendait pas rester à son poste en cas de défaite, le scrutin du 4 décembre s'est transformé en un vote de confiance envers le chef du gouvernement.

L'Italie a la fièvre. Thermomètre de la confiance de la communauté financière internationale, le spread, le différentiel entre le taux d'intérêt des obligations d'état allemandes et italiennes, est passé de 115 points en août 2016 à plus de 180 points au cours des derniers jours. Certes, la péninsule est encore loin des 574 points atteints en décembre 2011 lors de la longue agonie du gouvernement de Silvio Berlusconi, et les experts situent à 200 points le seuil au-delà duquel le rhume se transforme en grippe carabinée. Mais le signal envoyé par les marchés est clair : le référendum constitutionnel du 4 décembre prochain qui propose de réformer le Sénat et de simplifier le processus législatif les inquiète.

Les investisseurs internationaux ne sont pour autant pas devenus des exégètes de la Constitution italienne. C'est la lecture politique d'une possible victoire du « non » qui a retenti comme une alarme dans les salles de marché : Matteo Renzi ayant clarifié qu'il n'entendait pas rester à son poste en cas de défaite, ce scrutin s'est transformé en un vote de confiance envers le chef du gouvernement. Si le « non » l'emporte, la péninsule replongerait alors dans l'instabilité politique, elle qui a déjà connu 67 gouvernements en 70 ans? Or le chaos politique ferait du Mouvement 5 étoiles (M5S) le favori des prochaines élections. Et la première initiative d'un gouvernement M5S serait d'induire? un référendum...

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