Italie : un an après, Renzi tient bon

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Matteo Renzi, président du Conseil italien, fête sa première année au pouvoir.
Matteo Renzi, président du Conseil italien, fête sa première année au pouvoir.

"Élève très doué qui doit néanmoins s'appliquer pour obtenir de bons résultats à long terme." Si Matteo Renzi était un lycéen, voilà ce que dirait son carnet scolaire un an après sa prise de fonction. Politiquement, l'ancien maire de Florence a en effet accompli un sans-faute. En février 2014, alors qu'il n'était au sein du Parti démocrate (PD) qu'un outsider peu aimé de l'appareil, il avait été élu premier secrétaire grâce à la débâcle électorale de l'équipe de son prédécesseur, Pier Luigi Bersani. Et son arrivée à la présidence du Conseil le 22 février 2014 a été le résultat d'une obscure révolution de palais aux dépens d'Enrico Letta. Un viatique bien fragile pour affronter une opinion publique dégoûtée par les scandales politiques, un chômage dépassant 13 %, trois années successives de récession et une dette publique de 2 155 milliards d'euros.Il unit la gauche et fait exploser la droiteCertes, le "style Renzi", fait de culot et de volontarisme, a immédiatement apporté un vent frais dans la vie publique compassée de la péninsule. Mais ce sont les élections européennes de mai dernier qui propulsent le président du Conseil au premier plan national et international. En raflant plus de 40 % des suffrages, Matteo Renzi met au pas les courants internes du PD. À la tête du plus puissant parti de centre gauche en Europe, il devient la coqueluche de Bruxelles et l'allié privilégié de la France. Même Angela Merkel...

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