Italie : trois arrestations dans une enquête sur la banque du Vatican

le
0
Italie : trois arrestations dans une enquête sur la banque du Vatican
Italie : trois arrestations dans une enquête sur la banque du Vatican

Un prélat, un agent des services secrets et un intermédiaire financier ont été arrêtés vendredi en Italie dans le cadre d'une enquête sur l'Institut des oeuvres de religion (IOR), c'est-à-dire la banque du Vatican. Contrairement à ce qu'avaient annoncés les médias italiens, dont le site du Corriere della Sera, le prélat arrêté, Mgr Nunzio Scarano, n'est pas l'évêque de Salerne, mais un prêtre appelé «monseigneur», titre honorifique justifié par son ancienneté au Saint-Siège.

La télévision Sky TG-24 indique que les trois hommes sont soupçonnés de fraude et corruption.

Selon l'agence Ansa, l'enquête qui a valu l'emprisonnement de ces trois personnes porte sur le rapatriement en Italie de 20 millions d'euros en espèces depuis la Suisse. Ces 20 millions appartiendraient à des amis de Mgr Scarano et le fonctionnaire du contre-espionnage italien arrêté se serait engagé à faire rentrer l'argent en Italie à bord d'un avion privé, moyennant une récompense de 400.000 euros.

La triple arrestation a été opérée dans le cadre d'une vaste enquête lancée par la justice italienne en septembre 2010 qui visait le président de l'IOR, Ettore Gotti Tedeschi, et le directeur général de l'époque, Paolo Cipriani, pour violation de la législation sur le blanchiment d'argent. Des dizaines de millions d'euros avaient été bloqués dans le cadre de cette enquête qui avait conduit, entre autre, au limogeage de la direction du IOR.

Le Suisse René Brülhart, conseiller de l'Autorité d'information financière (AIF) qui supervise l'IOR, a indiqué que six transactions suspectes avaient été signalées en 2012.

Une banque marquée par des scandales à répétition

Au fil des ans, des scandales retentissants ont entaché la réputation de l'IOR, des milieux criminels ayant profité de l'anonymat ou de prête-noms pour y blanchir leurs fonds. Le plus important avait été en 1982 la faillite du Banco Ambrosiano, un scandale ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


A lire aussi sur Le Parisien.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant