Italie-Rome renonce à prolonger la ligne C de son métro

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    ROME, 4 novembre (Reuters) - Le conseil municipal de Rome a 
voté vendredi l'arrêt du financement de la troisième ligne du 
métro de la ville, mettant un terme à un projet qui a pris des 
années de retard, dont les coûts se sont envolés et qui est 
entaché de scandales de corruption. 
    Le Mouvement 5 Etoiles (M5S) qui a remporté les élections  
municipales de juin, a expliqué qu'il ne pouvait plus justifier 
les dépenses publiques liées au projet et ajouté qu'il allait 
étudier d'autres solutions pour répondre aux besoins de la 
capitale italienne en matière de transports. 
    "La société Roma Metropolitane n'a pas rempli sa mission, ce 
qui a entraîné des coûts énormes pour le contribuable. Nous 
avons décidé de ne pas la recapitaliser", a dit la maire, 
Virginia Raggi. 
    Cette décision signifie que la ligne C du métro romain 
s'arrêtera au Colisée au lieu, comme prévu initialement, d'aller 
jusqu'au centre-ville. 
    Le consortium chargé de la construction de la ligne, qui 
inclut les groupes Astaldi  AST.MI , Vianini Lavori et Ansaldo 
STS  STS.MI  n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat. 
    Le premier tronçon de la ligne a été inauguré en 2014 et 
elle compte aujourd'hui 21 stations. Trois autres, allant 
jusqu'au Colisée, doivent être ouvertes d'ici 2020 mais la phase 
suivante, qui prévoyait 14 stations supplémentaires jusqu'au 
Vatican et au-delà, est abandonnée. 
    Alors que les promoteurs du projet initial prévoyaient un 
trafic allant jusqu'à 600.000 personnes par jour, la ligne n'en 
transporte aujourd'hui que 50.000.  
    Alors que le coût de la construction des 24 stations 
jusqu'au Colisée avait été chiffré à 2,23 milliards d'euros, la 
facture est désormais estimée à 3,7 milliards, selon les 
montants évoqués vendredi par la municipalité. 
    Par ailleurs, la Cour des comptes italienne a ordonné la 
comparution devant la justice de plus de dix personnes liées au 
projet et liées selon elle au gaspillage de quelque 270 millions 
d'euros d'argent public. Les mis en cause réfutent les 
accusations qui les visent. 
     
 
 (Crispian Balmer et Francesca Piscioneri; Marc Angrand pour le 
service français) 
 

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