Italie-Renzi obtient la confiance du Sénat sur sa réforme du travail

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ROME, 9 octobre (Reuters) - Le président du Conseil italien Matteo Renzi a obtenu aux premières heures de jeudi un important vote de confiance de la part des sénateurs italiens, qui ont adopté sa proposition de réforme du droit du travail. Les sénateurs ont voté oui à une majorité de 165, contre 111 qui ont voté contre. Le jeune chef du gouvernement de gauche, qui ne dispose que d'une faible majorité à la chambre haute, avait engagé sa responsabilité sur ce texte. Il aurait été contraint de démissionner s'il n'avait pas réussi à convaincre les sénateurs. Le vote, attendu dans l'après-midi, avait dû être reporté, en raison de tentatives d'obstruction de la part de l'opposition. Le texte va maintenant être examiné par les députés. Concrètement, les sénateurs ont voté une loi de délégation, qui donne au gouvernement le pouvoir d'élaborer les détails de la réforme dont seuls les grands traits sont connus pour l'instant. Personne ne se risque à prédire si la réforme ira à son terme, compte tenu de nombreuses oppositions qu'elle suscite. Certains membre du parti de Renzi, le Parti démocrate (PD) - il en a pris la direction il y a un peu moins d'un an - ont exprimé de vives critiques sur le projet de réforme. Ainsi, le sénateur PD Walter Tocci a dit qu'il voterait la confiance mais qu'il démissionnerait ensuite pour protester contre une réforme qui, estime-t-il, réduit les droits des salariés. Matteo Renzi ne fait pas mystère de sa volonté de faciliter les licenciements des salariés en CDI et de modifier pour se faire l'article 18 du Code du Travail, pierre angulaire du droit du travail en Italie. Les syndicats n'y sont pas favorables et l'un d'entre eux, la CGIL, a menacé de lancer une grève nationale. (Francesca Piscioneri et Philip Pullella, avec Steve Scherer; Danielle Rouquié pour le service français)

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