Italie : les voeux pieux de Matteo Renzi

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Matteo Renzi a prononcé son discours dans une ambiance glaciale.
Matteo Renzi a prononcé son discours dans une ambiance glaciale.

Le discours de politique général de Matteo Renzi a démontré, s'il en était besoin, que l'ancien maire de Florence entend briser tous les codes. Autant sur la forme que sur le fond. Sur la forme : en improvisant les mains dans les poches sur un ton de bateleur qui jurait avec la solennité du lieu et du moment, le président du conseil s'est immédiatement distingué de la "caste politique". Il a rappelé qu'il n'a pas l'âge d'être sénateur et qu'une de ses premières mesures serait le déclassement du Sénat en "chambre des régions" non élue. Menacés à froid d'être tout simplement supprimés, les sénateurs, de droite comme de gauche, ont moyennement apprécié. Qu'importe : Matteo Renzi ne s'adressait pas aux palais du pouvoir, qu'il méprise, mais aux téléspectateurs.Sur le fond, il a décrit une société civile pétrie de talent mais bloquée par une administration "rouillée", où citoyens et responsables politiques se regardent en chiens de faïence, où le fisc étrangle le contribuable ; un pays où les tribunaux n'arrivent pas à rendre la justice et où les écoles tombent en ruine. Mais pour remédier à ces maux, Matteo Renzi s'est limité à dresser un catalogue de voeux pieux.Des mesures estimées à 100 milliards !Le président du Conseil a placé l'éducation au premier rang de ses priorités en annonçant un grand plan d'urbanisme scolaire. Pour donner un coup de fouet à l'économie, il a promis le paiement de toutes les dettes de...

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  • mucius le mardi 25 fév 2014 à 11:01

    C'est pas demain qu'on aura un chef de l'exécutif de 39 ans en France. Nous c'est Sarko Hollande pour 15 ans encore. Normal pour un pays sclérosé!