Italie : les leçons amères des élections régionales

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Le président du Conseil Matteo Renzi a préféré disparaître dimanche plutôt que de faire face aux commentaires sévères qui ont suivi le scrutin.
Le président du Conseil Matteo Renzi a préféré disparaître dimanche plutôt que de faire face aux commentaires sévères qui ont suivi le scrutin.

La défaite en trompe-l'oeil de Renzi

Malgré la conquête de cinq régions par la gauche contre deux par la droite, les élections régionales auxquelles 21 millions d?Italiens étaient convoqués dimanche représentent une défaite pour Matteo Renzi. Le Parti démocrate (PD) a conservé la région des Pouilles, la Toscane, l?Ombrie et les Marches. Il a conquis la Campanie à la droite et perdu la Ligurie qu?il détenait. La défaite en Ligurie, traditionnellement un bastion de la gauche, est attribuable à la présentation d?une seconde liste de gauche guidée par un dissident du PD. Toutefois, cette lutte fratricide n?est pas une péripétie locale. Elle illustre le combat qui oppose depuis des mois la vieille garde du PD au courant rénovateur de Matteo Renzi. Rosy Bindi, Enrico Letta  et Pierluigi Bersani - trois anciens secrétaires généraux du PD - sont ainsi devenus les plus fervents adversaires du président du Conseil.

S?il dirige sans partage à Rome la politique nationale, Matteo Renzi n?a pas le contrôle de son propre parti dans les régions. Et le succès en Campanie pourrait se révéler être une victoire à la Pyrrhus. Vincenzo De Luca, le candidat élu, n?est en effet pas éligible en raison d'une vieille condamnation pour concussion. Matteo Renzi, qui l?a pourtant soutenu en campagne électorale, va devoir « suspendre » cette élection dans l?attente d?une nouvelle sentence. La polémique sur le cynisme du...

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