Italie : le retour des affaires, des combines et de mani pulite

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Le président du Conseil italien, Enrico Letta, le 13 septembre 2013, sur le chantier de l'Exposition universelle.
Le président du Conseil italien, Enrico Letta, le 13 septembre 2013, sur le chantier de l'Exposition universelle.

L'Exposition universelle Milan 2015 devait être la vitrine planétaire d'une Italie forte de sa culture et de son savoir-faire, mais aussi conquérante et rajeunie, à l'image de son président du Conseil. Un rêve brisé jeudi avec l'arrestation de sept administrateurs, entrepreneurs et demi-sel de la politique locale et nationale. Une "association de malfaiteurs" où chacun avait son rôle pour truquer les appels d'offres de l'expo dont le budget s'élève à 1,2 milliard d'euros de fonds publics. Des entrepreneurs finançaient les pots-de-vin. Des entremetteurs corrompaient des fonctionnaires, dont Angelo Paris, le directeur du bureau des contrats de l'expo. Des politiciens donnaient leur caution. Les enquêteurs ont filmé des dizaines de passages d'argent. Un mauvais film au titre obligé : Mani pulite, le retour.

En écoutant jeudi les flashs des radios, les Italiens ont en effet pensé qu'ils étaient revenus vingt-deux ans en arrière. Car tout dans cette affaire évoque la corruption des années 1990 démasquée par l'enquête mani pulite du magistrat Antonio Di Pietro. Jusqu'au nom des deux principaux inculpés, Gianstefano Frigerio et Primo Greganti.

Une vieille connaissance de la politique...

Considéré comme le chef de l'organisation, démasqué jeudi, Frigerio était dans les années 1990 le secrétaire régional de la Démocratie chrétienne à Milan. C'est lui qui avait mis au point le système de répartition des pots-de-vin entre démocratie...

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  • pierry5 le vendredi 9 mai 2014 à 23:44

    A-t-on connu l'Italie autrement ??