Italie : le prix de la crise

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Le sort du gouvernement d'Enrico Letta sera tranché mercredi au Parlement.
Le sort du gouvernement d'Enrico Letta sera tranché mercredi au Parlement.

En Italie, ce n'est pas encore la tempête, mais un sérieux coup de vent. Et pendant que la classe politique se débat dans la crise provoquée par Silvio Berlusconi, les Italiens trinquent. En effet, dans l'attente de la question de confiance qu'il posera mercredi au Parlement, le président du conseil, Enrico Letta, a suspendu une série de décrets économiques que le Conseil des ministres aurait dû adopter vendredi dernier. Ainsi, l'augmentation de 1 % de la TVA - de 21 à 22 % - qui aurait dû être annulée sera appliquée dès mardi matin. Et si le gouvernement tombe, il ne pourra pas renvoyer la seconde tranche de la taxe d'habitation avant la date butoir du 15 octobre. Ce sont ainsi 3,1 milliards d'euros d'impôts supplémentaires, 280 euros par famille, qui s'abattront sur les Italiens avant la fin de l'année.

Mais le vide politique investit d'autres aspects de la vie publique. Un accord avait été trouvé entre Parti démocrate (PD) et Peuple de la liberté (PDL) sur les coupes budgétaires nécessaires pour financer l'assurance chômage, les missions militaires internationales, la baisse des charges des entreprises. Avec la crise, l'accord a volé en éclats.

Le spectre d'une mise sous tutelle

Ce chaos inquiète la communauté internationale alors que l'Italie ne voit pas le bout du tunnel de la crise. Sa récession a été revue à la hausse, de 1,3 % à 1,7 %, pour 2013. Elle paye pour sa dette (123 % du PIB) des taux supérieurs à ceux imposés...

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