Italie-Le parti de Renzi s'accorde sur la réforme du Sénat

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ROME, 23 septembre (Reuters) - Le parti démocrate (PD) du président du Conseil italien Matteo Renzi est parvenu à surmonter ses divisions pour trouver un accord sur le projet controversé de la réforme du Sénat, dont les pouvoirs seraient limités afin de favoriser la stabilité gouvernementale. Matteo Renzi dispose d'une majorité de moins de 10 voix parmi les 320 membres de la chambre haute italienne. Une partie de sa formation avait menacé de voter contre le projet de réforme qui prévoit une suppression des deux tiers des membres et une limitation des pouvoirs face à la chambre des députés. La Constitution italienne prévoit un bicamérisme égalitaire et confère aux deux chambres les mêmes compétences en matière d'approbation des lois et de contrôle du gouvernement. Les adversaires de ce système politique estiment qu'il rend l'Italie très difficile à gouverner car il favorise les changements d'alliances provoquant une forte instabilité gouvernementale. "Les réformes de l'Italie doivent aller de l'avant", a commenté Matteo Renzi, présent à Bruxelles pour un sommet extraordinaire des dirigeants européens consacré à la crise des migrants. "Pour les Italiens, cette réforme signifie qu'ils vont vivre dans un pays plus simple. Ce sera un pays doté de moins d'hommes politiques, avec une définition plus claire des responsabilités entre le pouvoir central et les régions, une procédure parlementaire plus rapide et des majorités plus stables", a-t-il précisé. Cette réforme qui impose une modification de la Constitution doit être approuvée par les deux chambres. La Ligue du Nord, formation de l'opposition, est bien déterminée à retarder autant que possible cette révision constitutionnelle pour laquelle elle a déposé un record de 82 millions d'amendements. Le parti a eu recours à un logiciel capable de changer chaque mot du projet de loi et de proposer des milliers de modifications grammaticales du texte. En théorie, un vote doit intervenir sur chaque amendement, ce qui risque de prendre des mois. Une solution de recours pour le gouvernement est de poser la question de confiance et d'évacuer ainsi en un seul vote tous les amendements. "Leur véritable but est de bloquer l'Italie mais ils n'y parviendront pas", a commenté Renzi. (Crispian Balmer; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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