Italie : le jour où Matteo Renzi a trahi Silvio Berlusconi

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« Je ne vois pas, sur la scène politique italienne, à part moi bien entendu, d?autre grand leader politique que Matteo Renzi », estime Silvio Berlusconi. 
« Je ne vois pas, sur la scène politique italienne, à part moi bien entendu, d?autre grand leader politique que Matteo Renzi », estime Silvio Berlusconi. 

Alors que le résultat du référendum du 4 décembre apparaît très incertain, le jeune Matteo Renzi peut regretter d'avoir sous-estimé le vieux Silvio Berlusconi. Les deux hommes se vouent un curieux respect mutuel. L'ex-Cavaliere tenta même d'enrôler le Florentin en 2004 pour en faire son dauphin politique malgré son unique défaut : être de gauche.

En janvier 2013, ce bon « feeling » avait permis la signature du « pacte du Nazareno », du nom du « largo du Nazareno » où se trouve à Rome le siège du Parti démocrate (PD). Matteo Renzi n'était pas encore président du Conseil mais il avait conquis la direction du Parti démocrate et il travaillait déjà à son grand dessein politique : l'adoption d'une nouvelle loi électorale et la réforme constitutionnelle, celle-là même sur laquelle les Italiens sont amenés à se prononcer dimanche 4 décembre. Le pacte pour adopter ces réformes fut signé par les deux leaders malgré les cris d'orfraie des gardiens du temple de la gauche anti-berlusconienne. Mais Silvio Berlusconi tint sa parole. Sa formation Forza Italia vota la réforme lors des deux premiers passages parlementaires.

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En février 2015, alors que Matteo Renzi est devenu président du Conseil, le Parlement se réunit pour élire le président de la République et choisit Sergio Mattarella,...

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