Italie : le gouvernement Renzi menacé par les affaires

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Après Federica Guidi, démissionnée, c'est au tour de Maria Elena Boschi, numéro 2 du gouvernement et fidèle de Matteo Renzi, d'être suspectée de trafic d'influence.
Après Federica Guidi, démissionnée, c'est au tour de Maria Elena Boschi, numéro 2 du gouvernement et fidèle de Matteo Renzi, d'être suspectée de trafic d'influence.

Tempa Rossa, le scandale qui trouble le sommeil de Matteo Renzi, est le nom d'un village de la Basilicate, au sud de la péninsule. L'Eni et Total y extraient 2,7 millions de tonnes de pétrole par an. Pour être traité, cet hydrocarbure doit être transporté à Tarente, distante de 138 kilomètres. Mais Tarente est déjà la ville la plus polluée d'Europe. Son maire et le gouverneur de la région des Pouilles, qui s'opposent à l'arrivée du pétrole, ont donc multiplié les recours devant les tribunaux? et ont obtenu gain de cause. Une victoire de courte durée, car le transport du pétrole à Tarente a été réintroduit par la ministre du Développement industriel, Federica Guidi, dans un amendement de la loi de finance.

Jusque-là rien d'anormal? si ce n'est que le compagnon de Federica Guidi, Gianluca Gemelli, est en affaire avec les compagnies pétrolifères. Des écoutes téléphoniques révèlent que la ministre tenait constamment informé son compagnon des progrès du dossier. Et à son tour, Gemelli informait ses associés qui, en échange de ses bons et loyaux services, lui ont accordé un marché de 2,5 millions d'euros. Dans une des conversations versées au dossier, Federica Guidi en larmes accuse son compagnon de l'utiliser pour ses affaires.

C'est donc sans état d'âme que Matteo Renzi a sacrifié Federica Guidi. Ancienne présidente de l'association des jeunes entrepreneurs, à la tête du groupe industriel Ducati...

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