Italie : la résurrection de Silvio Berlusconi

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Silvio Berlusconi est remis en selle par Matteo Renzi, le secrétaire national du Parti démocrate italien.
Silvio Berlusconi est remis en selle par Matteo Renzi, le secrétaire national du Parti démocrate italien.

En se rendant samedi au siège romain du Parti démocrate (PD) pour rencontrer Matteo Renzi, son nouveau leader, Silvio Berlusconi s'est jeté dans la gueule du loup. Mais, derrière l'anecdote d'un Cavaliere contraint de s'asseoir sous la photo de Che Guevara jouant au golf avec Fidel Castro, l'ancien président du Conseil, condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale et à sept ans pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, a retrouvé, grâce à ses plus ardents adversaires, une nouvelle légitimité politique. Réforme de la loi électorale et fin du bicaméralisme - système où la Chambre des députés et le Sénat ont exactement les mêmes pouvoirs - étaient les enjeux de cette rencontre. Des réformes unanimement reconnues nécessaires. En vertu de ses effets pervers, la loi électorale a ainsi été rebaptisée "Porcellum" : la cochonnerie. Toutefois, entre le dire et le faire, le fossé n'a jamais été franchi par des partis politiques attachés à leurs intérêts individuels et qui ont toujours opposé des veto croisés. C'est l'élection, le 8 décembre dernier, du jeune - 37 ans - et bouillant Matteo Renzi à la tête du PD qui a débloqué la situation. Le maire de Florence a en effet conquis la gauche en promettant de "faire bouger très vite les choses". Or, pour réaliser les réformes institutionnelles au premier rang de son programme, il a absolument besoin des voix du Peuple de la liberté (PDL) au Sénat. Volontiers provocateur,...

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  • M4760237 le lundi 20 jan 2014 à 15:58

    Comme DSK, Berlusconi a un avenir florissant en politique.