Italie : la loi est égale pour tous, même pour Berlusconi

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En cas de confirmation de sa culpabilité, Silvio Berlusconi pourrait toujours - c'est le plus vraisemblable - se pourvoir ensuite en cassation.
En cas de confirmation de sa culpabilité, Silvio Berlusconi pourrait toujours - c'est le plus vraisemblable - se pourvoir ensuite en cassation.

Le procès d'appel de Silvio Berlusconi dans l'affaire Ruby s'est ouvert vendredi matin à Milan. En juin 2013, l'ex-Cavaliere avait été condamné en première instance à un an de prison pour prostitution de mineur et à six ans pour concussion. Pour la cour, l'ancien président du Conseil avait eu des relations sexuelles tarifées avec Karima El Mahgroub alors qu'elle n'avait que 17 ans. Et il avait fait pression sur des fonctionnaires en racontant qu'elle était la nièce du président Moubarak afin qu'elle soit relâchée par la police après un larcin. Silvio Berlusconi n'était pas présent vendredi matin au tribunal. Une absence justifiée, car le vendredi est le jour où il doit effectuer quatre heures de travail d'intérêt général dans le service des malades d'Alzheimer d'un hospice de la banlieue de Milan. Et c'est cela qui inquiète ses avocats. En effet, à la suite du procès pour fraude fiscale qui lui a valu la condamnation aux travaux d'intérêt général, l'ex-Cavaliere a été déchu de son siège de sénateur. Il a donc perdu toutes ses immunités. Celle de président du Conseil qui lui permettait de renvoyer les audiences au titre des "empêchements légitimes" liés à sa fonction. Et celle d'élu qui oblige la magistrature à demander l'autorisation du Sénat pour chacune des étapes de l'instruction. Silvio Berlusconi est pour la première de sa vie un justiciable comme les autres. "La loi est égale pour tous", l'antienne qui figure sur les...

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