Italie-La croissance revue en hausse à 1% sur un an au T3

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    ROME, 1er décembre (Reuters) - La croissance italienne s'est 
accélérée au troisième trimestre à la faveur de la bonne tenue 
de la demande intérieure, montrent les statistiques officielles 
publiées jeudi, susceptibles de donner un coup de pouce au 
président du Conseil Matteo Renzi, qui joue peut-être son avenir 
politique lors du référendum de dimanche. 
    Le chef du gouvernement italien a multiplié les meetings cet 
automne pour tenter de convaincre un électorat réticent du 
bien-fondé de son projet de réforme la constitution. 
  
    En outre, si l'Istat, l'institut national de la statistique, 
a confirmé son estimation d'une hausse de 0,3% du produit 
intérieur brut (PIB) sur juillet-septembre par rapport au 
deuxième trimestre, il a révisé à la hausse, à 1,0% contre 0,9%, 
le chiffre de la croissance en rythme annuel pour la période. 
    Il a également revu à la hausse la croissance des premier et 
deuxième trimestres. L'objectif du gouvernement d'une 
progression de 0,8% du PIB sur 2016 (sa prévision initiale de 
1,2% a été abaissée en septembre) est ainsi largement à portée 
de main et pourrait même être dépassée.   
    Une telle croissance, comme celle de 0,7% enregistrée en 
2015, serait néanmoins l'une des plus faibles des pays de la 
zone euro, l'Allemagne tablant par exemple sur un PIB en hausse 
de 1,8% cette année, la France sur une croissance de 1,4% et 
l'Espagne sur une expansion, de plus de 3%. 
    Au deuxième trimestre, l'activité économique en Italie a crû 
de 0,1% par rapport aux trois premiers mois de l'année alors que 
l'Istat avait précédemment fait état d'une stagnation du PIB. 
     
    LE CHÔMAGE, À 11,6%, NE BAISSE QUE TRÈS LENTEMENT 
    Sur juillet-septembre, les dépenses des ménages, les 
investissements et l'accumulation des stocks ont chacun 
contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage à l'évolution du 
PIB. 
    L'Istat a par ailleurs fait état d'une légère baisse du taux 
de chômage en octobre, à 11,6% contre 11,7% en septembre, tout 
en précisant que 30.000 emplois avaient été détruits en octobre. 
    Cela fait 15 mois que le taux de chômage italien oscille 
entre 11,4% et 11,7% alors qu'il est passé en octobre sous la 
barre des 10% dans la zone euro dans son ensemble.   
    La diminution de 0,1 point de pourcentage entre octobre et 
septembre s'explique par une diminution du nombre de personnes 
se présentant sur le marché de travail. 
    Le taux d'emploi total du pays, l'un des plus bas de la zone 
euro, est tombé à 57,2% contre 57,3% en septembre. 
    En revanche, et cela peut être une autre bonne nouvelle pour 
Matteo Renzi, le taux de chômage des 15-24 ans a baissé de 0,4 
point de pourcentage en octobre, à 36,4%, son plus bas niveau 
depuis quatre ans. 
    Le gouvernement Renzi a mis en oeuvre l'an dernier une 
réforme contestée du marché du travail qui facilite les 
licenciements dans les grandes entreprises et propose des 
allègements de charges temporaires pour les employeurs offrant 
des contrats à durée indéterminée. 
 
 (Gavin Jones, Benoit Van Overstraeten pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 
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