Italie-Feu vert au référendum sur les réformes politiques

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    * Le référendum devrait se tenir entre octobre et décembre 
    * Renzi a dit qu'il démissionnerait si le "non" l'emporte 
    * L'incertitude politique rejaillit sur la note de l'Italie 
 
 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    par Philip Pullella 
    ROME, 8 août (Reuters) - La Cour de cassation italienne a 
validé lundi les quelque 500.000 signatures nécessaires à la 
tenue du référendum sur les réformes politiques voulues par le 
chef du gouvernement Matteo Renzi et auxquelles il a lié son 
avenir. 
    Le président du Conseil s'est engagé à démissionner si les 
électeurs n'approuvent pas la réforme de la Constitution dont il 
espère qu'elle mettra fin à une instabilité politique chronique. 
Aucun gouvernement n'a pu aller à son terme depuis la Seconde 
Guerre mondiale. La Constitution italienne a été votée en 1948. 
    Le pari politique est de taille pour le jeune chef du 
gouvernement de centre gauche. Les sondages montrent qu'un grand 
nombre d'électeurs n'ont pas encore fait leur choix et que le 
"non" semble gagner du terrain. Certains électeurs pourraient 
transformer la consultation en vote de protestation contre le 
chef de file du Parti démocrate. 
    Le gouvernement a désormais 60 jours pour choisir une date. 
Le référendum devrait se tenir entre octobre et décembre. 
    Vendredi, l'agence de notation financière DBRS a placé 
l'Italie sous surveillance avec implication négative en raison, 
entre autres, de l'incertitude politique liée au référendum. Le 
gouvernement italien a manifesté son irritation ce week-end. 
  
    La troisième puissance économique de la zone euro est très 
endettée. Les banques italiennes elles mêmes sont aux prises 
avec des créances difficiles dont le montant global se monte à 
360 milliards d'euros.  
    Le projet de réforme de la Constitution a été approuvé en 
avril par les deux chambres du Parlement. Elle prive le Sénat de 
son pouvoir sur le budget et de la possibilité de renverser les 
gouvernements. Ses pouvoirs de supervision seraient désormais 
régionaux plutôt que nationaux. Le nombre de sénateurs serait 
ramené de 315 à 100.  
    Parallèlement, les pouvoirs de l'exécutif seraient renforcés 
sur les questions liées à l'environnement, aux transports et à 
l'énergie, au détriment de celui des 20 régions qui constituent 
le pays. 
    Tout cela ajouté au nouveau système d'élection à deux tours 
de la Chambre des députés devrait rendre l'Italie gouvernable, 
estime Matteo Renzi. 
    Le référendum devrait se tenir après l'approbation du budget 
2017 par le Parlement. Le projet de budget doit être présenté le 
20 octobre. Son vote par les deux chambres prendra environ un 
mois. 
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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