Italie : Borsalino tire-t-il son chapeau ?

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Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans le film Borsalino de Jacques Deray (1970).
Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans le film Borsalino de Jacques Deray (1970).

Imaginez Alain Delon et Jean-Paul Belmondo jouer aux bandits marseillais sans leur mythique couvre-chef. Humphrey Bogart dans Casablanca privé de son feutre séduisant. Michael Jackson exécuter la chorégraphie de "Billie Jean" sans son inséparable chapeau noir. Immortalisé au cinéma et arboré fièrement depuis par le Tout-Hollywood - Bruce Willis et Johnny Depp ne s'en séparent plus -, le Borsalino est rapidement devenu un indémodable. Indissociable d'une certaine idée du luxe, d'un certain panache à l'italienne.

Comment une marque dotée d'une telle renommée et au carnet de commandes long comme le bras peut-elle se retrouver au bord de la faillite ? s'interroge aujourd'hui, incrédule, la presse italienne. Les pages économiques de La Stampa n'y vont pas par quatre chemins, dévoilant un véritable thriller sur fond d'escroqueries et de machinations. L'actionnaire majoritaire de la maison Borsalino, Marco Marenco, 59 ans, est en effet recherché pour sa responsabilité dans un krach financier estimé à 3,5 milliards d'euros, le plus important sans doute depuis la chute de l'empire de produits laitiers Parmalat de Calisto Tanzi en 2003. "À la différence près, notent Les Échos, que l'affaire n'a pas encore fait grand bruit jusqu'ici."

"Krach Borsalino"

Tout commence fin 2013 à la brigade financière d'Alessandria, à mi-chemin entre Turin et Milan. Les enquêteurs sont alors chargés de mettre à plat les comptes de...

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  • stricot le mercredi 18 mar 2015 à 10:26

    Je crois qu'on tient deja le titre le plus pourrave du jour du Point...

  • lorant21 le mercredi 18 mar 2015 à 10:10

    @pierry5.. il faut voyager un peu...