Italie/banques-Le prix de la garantie augmentera progressivement

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 (actualisé avec l'Abi) 
    par Valentina Za 
    ROME, 27 janvier (Reuters) - Le prix de la garantie proposée 
par l'Etat italien pour aider les banques du pays à solder leurs 
créances douteuses augmentera progressivement pour les inciter à 
accélérer le nettoyage de leurs bilans, a déclaré le Trésor 
italien mercredi. 
    La Commission européenne et l'Italie ont conclu mardi soir 
un accord sur des mesures permettant aux banques italiennes de 
céder une partie de leurs quelque 200 milliards d'euros de 
créances douteuses, mettent ainsi un terme à près d'un an de 
négociations parfois tendues.  ID:nL8N15A58J  
    Le vice-président de la Commission européenne, Valdis 
Dombrovskis, a déclaré mercredi, lors d'une conférence de 
presse, qu'il n'était pas possible pour l'instant d'évaluer 
l'impact budgétaire du dispositif, l'ensemble de ses modalités 
n'étant pas encore connues. 
    "Il est trop tôt pour tirer des conclusions. L'accord doit 
être détaillé", a-t-il dit.  
    De son côté, le président de l'Association des banques 
italiennes (Abi), Giovanni Sabatini, a salué un accord 
"constructif" qui devrait fournir une assurance au secteur 
bancaire italien. 
    Ces créances douteuses, qui se sont accumulées durant une 
période de récession qui s'est étalée de 2012 à 2014, ont 
immobilisé le capital des banques et ont réprimé une activité de 
crédit qui serait bien utile pour étayer une reprise économique 
fragile. 
    Le gouvernement italien a pris des mesures pour accélérer la 
reprise du crédit mais ses ambitions se sont heurtées aux 
nouvelles règles sur les aides publiques introduites en Europe 
après la crise financière afin de protéger le contribuable. 
    Selon l'accord scellé avec Bruxelles, les banques qui 
transfèreront leurs créances douteuses dans une structure 
distincte en vue de leur titrisation pourront bénéficier d'une 
garantie de l'Etat sur les tranches les moins risquées. 
    En réduisant les coûts de financement de l'acquéreur de ces 
créances douteuses, la garantie de l'Etat doit aider les banques 
à les céder à un prix plus élevé, réduisant ainsi le risque de   
charges liées à des dépréciations desdites créances. 
    "C'est un pas dans la bonne direction (...) mais tout est 
dans les détails", a déclaré Andrea Mignanelli, directeur 
général de Cerved Credit Management Group. 
    Il estime que la proportion des titres bénéficiant de la 
garantie de l'Etat sera primordiale pour déterminer si les 
banques devront inscrire des pertes liées aux cessions. 
    Une note en catégorie d'investissement par l'une des 
principales agences de notation est exigée pour que l'Etat 
puisse apporter sa garantie et les spécialistes du marché de la 
dette estiment que cela pourrait limiter le montant des titres 
ainsi garantis. 
    La Commission européenne a indiqué mardi soir que les 
garanties seraient fixées au prix du marché pour ne pas 
constituer une aide publique. 
    Ce prix, qui augmentera progressivement après trois ans, 
sera basé sur les swaps de défaut de crédit (CDS) d'un 
échantillon d'émetteurs italiens ayant la même notation que les 
titres garantis, a expliqué le Trésor dans un communiqué. 
    Le CDS est un instrument de couverture destiné à protéger 
contre tout risque de défaut d'un emprunteur. 
    L'accord a reçu un accueil mitigé mercredi sur le marché 
boursier.  ID:nL8N15B28W   
    L'indice des valeurs bancaires italiennes  .FTIT8300  cédait 
 2,35% vers 14h50 GMT, tandis que Banca Monte dei Paschi di 
Siena  BMPS.MI , considérée comme la banque la plus fragile 
d'Italie, reprenait 0,14%, ayant sensiblement réduit ses gains 
de la journée, après avoir perdu plus de la moitié de sa valeur 
depuis le 1er janvier.   
 
 (Mathilde Gardin pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 

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