Istanbul, première halte pour les chrétiens qui ont fui l'Irak

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REPORTAGE - Entre le 1er novembre et la mi-décembre, l'association chaldéenne d'Istanbul a enregistré 1108 arrivants. Ils racontent presque tous la même histoire: un départ précipité après avoir reçu des menaces de mort.

Un «alleluia» s'élève, triste et réconfortant à la fois, sous les voûtes de l'église Saint-Antoine d'Istanbul. Le chant est à l'image de l'état d'âme des fidèles, des chrétiens d'Irak jetés sur les routes de l'exil et qui font en Turquie une première halte. À la messe, dimanche dernier, les derniers arrivants étaient aisément reconnaissables. Serrés sur les bancs, ils ont les traits tirés et le regard inquiet de ceux qui savent le cauchemar qu'ils ont quitté. Ils n'osent pas encore croire en un avenir meilleur. Au patriarcat chaldéen, dans la rue voisine, Hadeer Alkhawaja accueille six nouveaux venus, qui sortent d'un sac en plastique leur passeport et leur certificat de célibat : «Des réfugiés arrivent chaque jour.»

L'attaque contre la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel secours, à Bagdad, le 31 octobre dernier, a déclenché une nouvelle vague d'exode de chrétiens. En moins de deux mois, plusieurs milliers d'entre eux ont dû quitter la capitale

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