Israéliens et Palestiniens restent opposés avant la fin de la trêve

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* Les négociations sur la bande de Gaza ont repris au Caire * Toujours des divergences entre Israéliens et Palestiniens * Le Hamas menace d'une "guerre longue" en cas d'échec * Netanyahu met en avant la sécurité d'Israël * La trêve de cinq jours prend fin lundi soir JERUSALEM/GAZA, 18 août (Reuters) - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'il n'y aurait pas d'accord sur l'avenir de la bande de Gaza sans garanties pour la sécurité d'Israël et menacé le Hamas de le frapper durement en cas de reprise des tirs contre l'Etat juif. Alors que la trêve en cours doit expirer dans la nuit de lundi à mardi, les négociateurs sont revenus au Caire après avoir consulté leurs gouvernements. Les deux parties ont reconnu que des divergences demeuraient entre les deux parties. Dimanche soir, un responsable du Hamas cité par l'agence égyptienne Mena, a déclaré que la position d'Israël, telle qu'elle a été présentée à la délégation palestinienne par les médiateurs égyptiens, constituait un "recul par rapport à ce qui avait déjà été réglé". "Les discussions sont revenues à la case départ", a-t-il dit. Israël, a-t-il dit, a durci sa position et a présenté des exigences "impossibles" à accepter, notamment en matière de sécurité. Les Palestiniens vont étudier la situation, a-t-il dit, et présenteront leur réponse lundi matin tôt. Moussa Abou Marzouk, qui fait partie de la délégation du Hamas présente au Caire, a dit qu'il n'y avait aucune certitude sur le maintien de la trêve en cours après son expiration, prévue lundi soir. "Il reste 24 heures pour la période de calme décidée et elle pourrait ne pas être renouvelée. La délégation palestinienne ne cédera aucun des droits de notre peuple", a-t-il déclaré à un site internet du Hamas. Le Hamas réclame la levée du blocus imposé à Gaza par Israël et l'Egypte ainsi que l'établissement d'un port et d'un aéroport pour que les violences s'arrêtent durablement. DÉTERMINATION Pour l'heure, Israël n'a pas cherché à faire des concessions importantes, se bornant à demander le désarmement du Hamas. Le Hamas ne devrait pas sous-estimer la détermination de l'Etat juif à se défendre, a déclaré dimanche Benjamin Netanyahu en conseil des ministres. "Nous n'accepterons de parvenir à un terrain d'entente que si nous obtenons une réponse claire à nos attentes en matière de sécurité", a dit le Premier ministre israélien, dont les propos ont été retransmis à la télévision. "Si le Hamas pense que la poursuite de tirs intermittents va nous conduire à faire des concessions, il se trompe. Tant que le calme ne sera pas revenu, le Hamas continuera à subir des coups très sévères", a-t-il ajouté. Réagissant aux propos de Benjamin Netanyahu, le porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza, Sami Abou Zouhri, a déclaré que "le meilleur moyen (pour Israël) d'obtenir la sécurité est de commencer par garantir la sécurité des Palestiniens et de lever le blocus". Samedi, le responsable du Hamas chargé des Affaires étrangères, Ossama Hamdane, avait écrit sur sa page Facebook : "Israël doit accepter les demandes du peuple palestinien ou se résoudre à une longue guerre", a-t-il dit. Selon le ministère palestinien de la Santé dans la bande de Gaza, le conflit entre Israël et les Palestiniens, enclenché le 8 juillet par l'opération "Bordure protectrice" de l'armée israélienne, a fait 1.980 morts, pour la plupart des civils. Israël déplore la mort de 64 militaires dans les opérations ainsi que de trois civils sur son territoire. (Tangi Salaün; Danielle Rouquié pour le service français)

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