Israël, Syrie : le double discours de l'Iran

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Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif (au centre), échangeant une chaleureuse poignée de main avec le président syrien Bachar el-Assad, le 15 janvier, à Damas.
Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif (au centre), échangeant une chaleureuse poignée de main avec le président syrien Bachar el-Assad, le 15 janvier, à Damas.

L'opération séduction de la République islamique, entamée mi-2013, se poursuit tambour battant en 2014. Pour définitivement effacer des pages de l'histoire les propos nauséabonds de Mahmoud Ahmadinejad sur l'Holocauste, le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a tenu à condamner publiquement la Shoah. En déplacement à Munich, à l'occasion de la Conférence annuelle sur la sécurité, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que l'extermination des Juifs sous le régime nazi avait été "une cruelle tragédie funeste qui ne doit plus jamais se reproduire". "Nous n'avons rien contre les Juifs et le plus grand respect pour eux à l'intérieur de l'Iran et en dehors", a poursuivi le ministre, qui était interrogé par la chaîne de télévision allemande Phoenix.Une annonce sans précédent pour un responsable iranien ? Loin de là. Les propos s'inscrivent dans la droite lignée du changement de ton opéré par Mohammad Javad Zarif lui-même en août 2013. Peu après sa nomination, cet ex-ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU, a inauguré une nouvelle ère pour la diplomatie iranienne, en se fendant d'un tweet historique souhaitant un joyeux "Rosh ha-Shana" aux Juifs du monde entier. Toujours sur Twitter, pourtant interdit en Iran, Mohammad Javad Zarif a souligné que l'Iran n'"a jamais nié l'Holocauste" et que "l'homme qui était perçu comme niant cela est maintenant parti". Des propos repris par le président lui-même,...

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