Israël s'ancre à l'extrême droite

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Avec la nomination de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman (à gauche) au ministère de la Défense, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu renforce sa coalition.
Avec la nomination de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman (à gauche) au ministère de la Défense, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu renforce sa coalition.

« Il s'agirait de la coalition la plus à droite d'Israël. » Le constat est d'autant plus alarmant qu'il émane de Washington, l'allié indéfectible. Dans un communiqué, le département d'État exprime ses « interrogations légitimes sur la direction que [le gouvernement israélien, NDLR] pourrait prendre et quel genre de politiques il pourrait adopter ». Autrement dit, les États-Unis ne cachent pas leur inquiétude face à l'inexorable droitisation d'Israël.

Pour pallier la démission fracassante du ministre de la Défense, Moshe Yaalon (Likoud, droite nationaliste), qui s'était alarmé de la mainmise d'« extrémistes » à la tête du pays, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a désigné Avigdor Lieberman, qui n'est autre que le chef du parti d'extrême droite Israël Beiteinou (« Israël notre maison »).

Élargir la coalition au pouvoir

« Depuis sa victoire aux élections législatives de 2015, Benjamin Netanyahu ne disposait que d'une coalition extrêmement étroite, avec 61 sièges à la Knesset sur 120 députés. Ainsi, pendant un an, il n'a pu faire passer beaucoup de lois, notamment en raison de défections au sein de sa majorité », rappelle Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l'université Bar-Ilan à Tel Aviv. « Étant avant tout un pragmatique, le Premier ministre cherchait depuis longtemps à élargir sa coalition. En faisant entrer cinq élus d'Israël...

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