Israël-Palestine : la guerre des olives

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Quotidiennement, les oliviers sont sources de tensions entre agriculteurs palestiniens et Israéliens, colons comme militaires.
Quotidiennement, les oliviers sont sources de tensions entre agriculteurs palestiniens et Israéliens, colons comme militaires.

Le mois de novembre annonce en Cisjordanie la fin de la récolte de l'olive. Les arbres qui recouvrent le territoire se dégarnissent, et, dans la trentaines petites coopératives oléicoles palestiniennes, on s'active pour extraire l'huile, véritable or vert du pays. Une ressource qui fait vivre 100 000 familles arabes et qui, à elle seule, couvre jusqu'à 25 % du PIB agricole palestinien (100 millions de dollars). Une véritable aubaine annuelle donc pour des milliers de personnes qui trouvent là "un revenu d'appoint et un supplément alimentaire", analyse Arnaud Garcette, doctorant à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (CNRS-Aix-Marseille), également rattaché au LEST.

Mais novembre devait également apporter son lot de bonnes nouvelles pour l'Autorité palestinienne. À Ramallah, on attendait avec impatience l'intégration de la Palestine dans l'Opep de l'huile d'olive : le Conseil oléicole international (COI). Une organisation qui rassemble les 18 principaux producteurs d'huile d'olive de la planète (98 % de la production mondiale). C'était compter sans la délégation européenne au COI, qui a préféré bloquer cette adhésion afin de ne pas "saboter les discussions israélo-palestiniennes" sur un accord de paix, selon le quotidien Haaretz. Un accord reposant sur des gages de bonne volonté de part et d'autre : la libération par Israël de prisonniers arabes et la promesse par l'Autorité palestinienne de "ne pas...

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  • baljo le lundi 2 déc 2013 à 13:39

    Le lobby des voleurs d'oliviers a encore sévi.