Israël lève la détention administrative du Palestinien Allan en grève de la faim

le , mis à jour à 22:15
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Israël lève la détention administrative du Palestinien Allan en grève de la faim
Israël lève la détention administrative du Palestinien Allan en grève de la faim

La Cour suprême a levé mercredi soir la détention administrative du Palestinien Mohammed Allan en grève de la faim depuis deux mois, après s'être penchée à huis clos une bonne partie de la journée sur sa demande de remise en liberté et notamment sur son dossier médical. La Cour a néanmoins souligné qu'il devait «demeurer en soins intensifs» à l'hôpital d'Ashkélon (ouest d'Israël).

Elle a précisé que le Palestinien de 31 ans devait être soigné désormais comme n'importe quel autre patient. «Sa famille et ses amis pourront lui rendre visite»normalement, a expliqué la Cour.  «Quand son état sera stabilisé, si Allan demande à être transféré dans un autre hôpital, il devra le faire auprès des autorités et en cas de difficulté ou de désaccord, il sera possible de se tourner vers la Cour», a-t-elle ajouté.

Tombé dans le coma en fin de semaine passée, le Palestinien a repris conscience mardi et fixé immédiatement un ultimatum à Israël en lui donnant 24 heures pour régler son cas, faute de quoi il cesserait de s'hydrater. «D'après le dernier rapport médical, le cerveau est atteint», avait confié son avocat.

Chezy Levy, le directeur de l'hôpital d'Ashkélon dans lequel Allan se trouve, a confirmé des atteintes cérébrales dues à deux mois de grève de la faim sans rien absorber d'autre que de l'eau. «Mohammed a commencé graduellement à perdre le contact avec son environnement, ses propos n'étaient plus cohérents», a-t-il dit à la presse, «ce qui peut indiquer un problème au cerveau». Ces dommages sont peut-être réversibles et sont traités par les médecins, a-t-il dit. «Les dommages en eux-mêmes ne mettent pas sa vie en danger, mais ils s'inscrivent dans un contexte général qui, lui, met sa vie en danger», a-t-il ajouté.

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