Israël : le tweet qui a fait monter le prix du pétrole

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10 octobre 1973, un bâtiment est détruit par un bombardement israélien à Damas.
10 octobre 1973, un bâtiment est détruit par un bombardement israélien à Damas.

Jeudi 10 octobre, en milieu de matinée, des courtiers en pétrole tombent sur un tweet signé par les services du porte-parole de l'armée israélienne : "L'armée de l'air est en train de bombarder des aéroports syriens." La nouvelle se répand comme une traînée de poudre sur l'ensemble des marchés pétroliers. En moins d'une demi-heure, le prix du baril passe de 110,40 dollars à 111,40. Dans l'après-midi, la hausse atteint 2,68 dollars. Pourtant, le monde du pétrole sait déjà depuis quelques heures qu'il s'est agi d'une fausse alerte. Plus précisément d'une mauvaise lecture du tweet.

Celui-ci provenait bien de l'armée israélienne, mais il s'inscrivait dans une série commémorant la guerre du Kippour. Autrement dit, les frappes aériennes annoncées étaient celles qui avaient eu lieu 40 ans plus tôt, le 10 octobre 1973, durant la guerre du Kippour. Tout était d'ailleurs précisé dans le tweet, la date, l'année ainsi que le pourquoi de ces bombardements : il s'agissait d'empêcher des avions soviétiques d'atterrir pour livrer du matériel militaire et réarmer ainsi l'armée syrienne. À la fin des 140 signes réglementaires, il y avait le lien du site web de Tsahal racontant la guerre de 1973, jour après jour. Extrême nervosité

En fin de journée, une fois tout rentré dans l'ordre, les prix du pétrole ne sont pas redescendus. Un analyste d'une société de conseils spécialisée dans les énergies reconnaîtra que le "tweet...

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