Israël-Le soldat qui a achevé un Palestinien inculpé d'homicide

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 (actualisé avec précisions sur le militaire inculpé) 
    JAFFA, Israël, 18 avril (Reuters) - Un sergent de l'armée 
israélienne soupçonné d'avoir achevé fin mars un Palestinien 
blessé gisant à terre en Cisjordanie a été inculpé lundi 
d'homicide par la justice militaire. 
    Le sergent Elor Azaria a été filmé le 24 mars à Hébron. On 
le voit faire feu sur un Palestinien à terre. Cet homme avait 
été blessé par balles après avoir agressé d'autres soldats 
israéliens. 
    La famille du sergent Azaria, qui selon une personne au fait 
du dossier a la double nationalité israélienne et française, et 
des sympathisants comptent organiser une manifestation de 
soutien au militaire, mardi sur une place de Tel Aviv. 
    L'affaire a provoqué une nouvelle controverse sur le niveau 
de réponse des Forces de défense israéliennes et des frictions 
au sein du gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahu. 
D'après un sondage paru le mois dernier, 57% des Israéliens 
jugent que le soldat n'aurait pas dû être arrêté et 60.000 
personnes ont signé une pétition en ligne réclamant qu'il soit 
décoré pour héroïsme. 
    Ses avocats ont argué que leur client redoutait que le 
Palestinien dissimule une bombe sous ses vêtements. Les 
procureurs, citant les témoignages des camarades du soldat, 
estiment qu'il s'est rendu auteur d'un tir illégal motivé par 
une volonté de revanche. 
    Initialement détenu pour meurtre, il a été accusé 
d'homicide, une charge moins lourde qui exclut notamment toute 
préméditation mais qui le rend passible d'une peine maximale de 
vingt ans de prison. 
    L'acte d'accusation précise que "le terroriste gisait au 
sol, encore en vie, et ne présentait aucun danger immédiat et 
tangible pour les civils et les soldats l'entourant". 
    Le soldat a retiré son casque, l'a tendu à un camarade avant 
de charger son fusil et d'effectuer quelques pas dans sa 
direction puis "a tiré une balle dans la tête du terroriste", 
causant sa mort, ajoute l'acte d'accusation. 
    Ce tir, poursuit la justice, n'avait pas de "justification 
opérationnelle" et enfreint les règles d'engagement s'appliquant 
aux soldats israéliens. 
 
 (Rami Amichay et Dan Williams; Henri-Pierre André et Eric Faye 
pour le service français) 
 
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