Israël-L'opposition de centre gauche en tête pour les législatives

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* L'Union sioniste (centre gauche) en tête dans les sondages * Les électeurs arabes prêts à rejoindre une coalition de gauche * Netanyahu appelle ses partisans à se rendre aux urnes * Israël a besoin d'un changement, selon 72% des sondés (Actualisé avec derniers sondages, § 2) par Luke Baker JERUSALEM, 13 mars (Reuters) - L'opposition de centre gauche au Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu est bien partie pour arriver en tête des élections législatives du 17 mars en Israël. Les derniers sondages autorisés avant le scrutin, publiés vendredi voir par les chaînes de télévision Channel 10 et Channel 2, créditent respectivement l'Union sioniste du travailliste Isaac Herzog et de la centriste Tzipi Livni de 24 ou 26 sièges, contre 20 ou 22 pour le Likoud de Netanyahu. Selon des enquêtes parues quelques heures auparavant dans deux grands quotidiens israéliens, Yediot Aharonoth et Maariv, l'Union sioniste remporterait 25 ou 26 sièges sur 120 à la Knesset, et le Likoud 21 ou 22. La totalité des sondages des trois derniers jours ont donné la même avance à la coalition de centre gauche créée fin 2014 spécialement pour ce scrutin anticipé. Aucun parti n'a jamais remporté de majorité absolue en Israël qui a toujours été dirigé par un gouvernement de coalition. Et, dans la mesure où les partis de droite et d'extrême-droite sont plus nombreux, les commentateurs estimaient qu'il serait plus facile au Likoud qu'à l'Union sioniste de former une nouvelle coalition, même en cas de courte défaite. Mais, l'Union sioniste a creusé l'écart en sa faveur et il est aussi apparu que les Arabes israéliens, qui représentent 20% de la population, seraient d'accord pour que la Liste commune, qui regroupe quatre partis arabes, rejoigne une coalition de centre gauche avec l'Union sioniste. Selon un sondage paru dans le Yediot Aharonoth, ils sont 71% à penser ainsi, tandis que 16% estiment que la Liste, créditée de 13 à 15 sièges, doit soutenir la coalition de l'extérieur. FAILLES En cas de victoire, l'Union sioniste devrait également avoir le soutien du Meretz (socialiste), crédité de cinq ou six sièges, et des centristes de Yesh Atid (13 sièges). Pour atteindre les 61 sièges nécessaires à la majorité, l'Union sioniste n'aurait alors plus besoin que du soutien de cinq ou six députés. L'arithmétique est une chose mais les retournements de dernière minute ne sont pas à exclure dans le jeu complexe des alliances en Israël. Quand il a convoqué ce scrutin anticipé en décembre dernier, Benjamin Netanyahu semblait en position de force et bien parti pour obtenir un quatrième mandat. Mais les trois derniers mois ont montré ses failles après neuf ans de pouvoir étalés sur trois mandats. Il a centré sa campagne électorale sur les questions de sécurité et sur les menaces qu'il voit dans le programme nucléaire iranien, même amendé par un accord international, ce qui ne semble pas avoir fait mouche. Les électeurs mettent les questions économiques en tête de leur préoccupations et notamment la flambée des prix des logements et le coût élevé de la vie en général. DISCOURS CRITIQUÉ Le discours très critiqué prononcé le 3 mars par Benjamin Netanyahu devant le Congrès des Etats-Unis à propos du programme nucléaire iranien a marqué un tournant. Au lieu lui donner un coup de pouce, alors qu'il apparaissait en "prime time" à la télévision, cette prestation a tourné en sa défaveur dans les sondages parus eu après. Ses attaques répétées contre Isaac Herzog, homme de petite taille à la voix un peu haut perchée, n'ont pas porté, le chef de file du Parti travailliste ayant révélé dans ses réponses un esprit vif et son sens de l'humour. Le conflit avec les Palestiniens a été peu abordé, ce qui tendrait à montrer que de plus en plus d'électeurs sont lassés du style de leadership va-t-en guerre de Netanyahu. Un sondage paru dans le quotidien Maariv montre que 72% des Israéliens estiment qu'un changement est nécessaire. Ces deux derniers jours, "Bibi", comme le surnomment ses partisans, a tenté de reprendre la main. Il a davantage parlé d'économie et de ses idées pour faire baisser les prix du logement. Il a même reconnu ces derniers jours qu'il y avait "un réel danger" qu'il puisse perdre les élections. ID:nL5N0WE5KV Il a repris ce thème vendredi, appelant ses partisans à se rendre aux urnes. "Ne restez pas chez vous et ne gaspillez pas votre bulletin de vote", a-t-il lancé à la radio, d'une voix qu'on aurait dit enrhumée. "Je ne serai pas élu si l'écart est trop faible et il y a un réel danger que Tzipi et 'Bougie' forment le prochain gouvernement", a dit Benjamin Netanyahu en appelant Herzog par son surnom. Voir aussi: * Les principaux candidats en lice aux législatives ID:nL5N0WB3B6 * La paix grande absente du débat ID:nL5N0WD420 * Les partis arabes font liste commune pour peser enfin ID:nL5N0WE460 (avec Ori Lewis; Danielle Rouquié pour le service français)

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