Israël : l'affaire Eleor Azaria ou la fragilité de l'État de droit

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Manifestation de soutien au soldat Elor Azaria devant le tribunal militaire de Tel-Aviv où il a été jugé pour le meurtre d'un assaillant palestinien blessé.  
Manifestation de soutien au soldat Elor Azaria devant le tribunal militaire de Tel-Aviv où il a été jugé pour le meurtre d'un assaillant palestinien blessé.  

À Tel-Aviv, dans la salle du tribunal militaire, les trois juges viennent tout juste de condamner pour homicide le soldat Eleor Azaria, qui a achevé un assaillant palestinien blessé et à terre. Un de ses proches lance au tribunal : « Vous êtes des gauchistes puants ! » Dehors, des centaines de manifestants de droite et d'extrême droite, chauffés à blanc, conseillent au chef d'état-major, le général Gadi Eizenkott, de faire attention, tout en scandant : « Gadi ! Gadi ! Rabin t'attend? »

Demande de grâce

Certes, si ce jugement vient clore un procès de dix mois, la controverse qui anime le pays n'est pas près de s'éteindre. Et pas seulement dans le public mais aussi dans la classe politique. En témoignent les réactions promptes et rudes qui ont suivi l'annonce du verdict. Le premier à dégainer : Naftali Bennet, le ministre de l'Éducation nationale et patron du Foyer juif, le parti des colons, a réclamé l'amnistie immédiate d'Eleor Azaria. Car, selon lui « le procès était vicié dès le début, et le soldat injustement condamné alors qu'il a tué un terroriste qui méritait de mourir après avoir tenté d'assassiner un (autre) soldat ». Une demande de grâce dans laquelle se sont engouffrés nombre de ministres et de parlementaires de la coalition au pouvoir. Miri Regev, la ministre de la Culture, a franchi un pas de plus en adressant une demande officielle en ce sens à son collègue de la Défense,...

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