Israël : "J'ai été en prison pour avoir refusé de combattre à Gaza"

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Le 5 août, des soldats israéliens quittent la bande de Gaza alors qu'une trêve de 72 heures vient d'être conclue avec le Hamas.
Le 5 août, des soldats israéliens quittent la bande de Gaza alors qu'une trêve de 72 heures vient d'être conclue avec le Hamas.

Du 8 juillet au 26 août, l'opération Bordure protectrice aura causé la mort de 2 140 Palestiniens (dont plus de 70 % de civils, selon l'ONU) et de 64 soldats et 6 civils israéliens. Cinquante jours durant lesquels les roquettes du Hamas auront répondu aux bombardements de Tsahal - et inversement. "Une guerre pour rien", dit Gilad Halpern. Cet Israélien de 33 ans, qui vit à Tel-Aviv, père d'un petit garçon de 2 ans, sort tout juste de la prison militaire où il a passé dix-neuf jours. "Dix-neuf jours qui m'ont paru une éternité", explique-t-il. Dix-neuf jours parqué dans une tente avec vingt autres personnes, sous un soleil de plomb. Dix-neuf jours de discipline militaire, avec lever obligatoire à 5 heures du matin. Dix-neuf jours loin de sa femme et de son fils qui a célébré son anniversaire sans son père.Son crime ? Appelé comme réserviste par l'armée - comme près de 90 000 autres Israéliens -, Gilad a décidé de devenir un refuznick : il a refusé de retourner dans les rangs de Tsahal pour combattre à Gaza. "Il est difficile de dire combien nous sommes à avoir dit non, explique Gilad. Je connais cinq ou six refuznicks. Bien sûr, l'armée ne communique pas de chiffres. Mais nous ne sommes qu'une poignée." L'armée a en tout cas trouvé la parade. Pour donner le moins d'importance possible à ces objecteurs de conscience, Tsahal sait être accommodante : "Si tu demandes poliment, si tu trouves une bonne excuse, ils acceptent parfois de te...

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