Israël/Gaza - Le journal de guerre de Danièle Kriegel (6) : vous avez dit "cessez-le-feu" ?

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Les habitants de Gaza reviennent dans leurs maisons détruites, samedi matin, durant le cessez-le-feu de 12 heures.
Les habitants de Gaza reviennent dans leurs maisons détruites, samedi matin, durant le cessez-le-feu de 12 heures.

Jérusalem, samedi 26 juillet, 19e jour de la guerre.8 h 10 ce matin. Dans la Jérusalem juive, c'est shabbat et son silence. Même pas troublé par le pépiement des oiseaux. Pourtant, ce n'est pas encore la paix. Seulement une trêve humanitaire de douze heures. Vendredi soir, on a bien cru que c'était fichu. Après cinq heures de discussions, le cabinet de sécurité avait décidé de dire non à la proposition de cessez-le-feu de sept jours présentée par le secrétaire d'État américain. C'était trop en faveur du Hamas, expliquaient des commentateurs. D'autres soulignaient que la condition principale réclamée par Israël n'était pas remplie : que l'armée puisse poursuivre la destruction des tunnels creusés par le Hamas. Enfin, certains soulignaient qu'il s'agissait d'un "non, mais" et que donc rien n'était définitif. La preuve ? Il n'y avait pas eu de communiqué officiel nous annonçant le rejet du cessez-le-feu. Et puis, chose très inhabituelle pour un shabbat, les membres du cabinet avaient été priés de rester à seulement 40 minutes du ministère de la Défense à Tel-Aviv, pour, le cas échéant, revenir et examiner l'état des négociations. Choisir ses motsÀ certains de mes interlocuteurs étrangers qui voulaient en savoir plus sur le "non" d'Israël à John Kerry, il m'a fallu expliquer que nous sommes au Proche-Orient. Et qu'un non n'est pas toujours un non, de même qu'un oui peut cacher un non. "Ça...

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