Israël durcit la répression des jets de pierre

le
0

JÉRUSALEM, 21 juillet (Reuters) - Le Parlement israélien a alourdi lundi l'arsenal répressif contre les auteurs de jets de pierres, sur des véhicules ou sur des voies de communication, désormais susceptibles d'être condamnés à des peines pouvant atteindre 20 ans de prison. Par 69 voix contre 17, les membres de la Knesset ont approuvé ce projet de loi élaboré après les manifestations parfois violentes qui ont eu lieu l'année dernière à Jérusalem-est. "La tolérance à l'égard des terroristes prend fin, aujourd'hui. Celui qui jette une pierre est un terroriste et seul un châtiment adéquat sera dissuasif", a dit dans un communiqué la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, membre du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu. Les affrontements entre la police israélienne et des jeunes Palestiniens sont routiniers et les jets de pierre en direction des forces de l'ordre ou de l'armée sont devenus le symbole de la résistance palestinienne lors de la première intifada (soulèvement), à la fin des années 1980. En 2011, trois Israéliens, dont un bébé et une petite fille, ont péri en Cisjordanie lorsque leur véhicule a été pris pour cible par des jets de pierre. La nouvelle législation permet aux magistrats de condamner des accusés à des peines pouvant atteindre 20 ans de prison si l'intention de provoquer un dommage corporel est prouvée. Si elle n'est pas avérée, la peine est de dix ans de prison maximum. Habituellement, les procureurs réclament des peines inférieures à trois mois lorsque les jets de pierre n'ont pas provoqué de blessure sérieuse. Le champ d'application de cette loi couvre Jérusalem-est mais pas la Cisjordanie, majoritairement occupée par l'armée israélienne. (Maayan Lubell,; Nicolas Delame pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant