Israël doit enquêter sur d'éventuels crimes de guerre à Gaza-Onu

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GENEVE, 30 octobre (Reuters) - Israël doit ouvrir une enquête pour chaque accusation de violation des droits de l'homme lors de ces trois dernières guerres à Gaza et faire en sorte qu'en cas de crime avéré, les responsables militaires soient jugés, a déclaré jeudi le Comité des droits de l'homme des Nations unies. Ce comité de 18 experts, réuni sous la présidence du Britannique Nigel Rodley, demande également à Israël de cesser ses constructions de colonies juives en Cisjordanie, de cesser de confisquer des terres pour son expansion et de prendre des mesures pour retirer la totalité des colons des territoires palestiniens. Les démolitions d'habitations palestiniennes et bédouines en Cisjordanie et dans le désert israélien du Néguev doivent cesser de même que l'éviction et le transfert forcé de ces populations, ajoute le Comité qui a rendu ses conclusions après avoir étudié le respect par Israël de la législation internationale en la matière. "Israël doit faire en sorte que toutes les violations des droits de l'homme commises durant ses opérations militaires dans la bande de Gaza en 2008-2009, 2012 et 2014 fassent l'objet d'une enquête en profondeur, indépendante et impartiale, que les auteurs, dont, en particulier, les personnes en position de commandement, soient poursuivis et sanctionnés (...)", a déclaré le Comité dans son rapport de dix pages. Israël n'a pas fait connaître de réaction officielle. A propos des colonies de peuplement, le rapport relève qu'elles ont "plus que doublé" depuis 2010 et demande que cette pratique cesse. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé lundi qu'il accélérait la procédure nécessaire à la mise en chantier d'un millier de logements pour colons à Jérusalem-Est, que les Palestiniens souhaitent pour capitale d'un futur Etat qui comprendrait la Cisjordanie et la bande de Gaza. ID:nL5N0SM2FV Le Comité des droits de l'homme demande aussi à Israël de mettre fin à sa pratique de détention administrative des Palestiniens, c'est-à-dire d'emprisonnement sans procès. "Dans de nombreux cas, l'ordre de mise en détention est fondé sur des preuves secrètes", s'inquiètent aussi les experts du Comité. (Stephanie Nebehay; Danielle Rouquié pour le service français)

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