Israël : des milliers de clandestins africains continuent de manifester

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Israël : des milliers de clandestins africains continuent de manifester
Israël : des milliers de clandestins africains continuent de manifester

Des milliers de migrants africains clandestins continuent de manifester à Tel-Aviv (Israël). Ces rassemblements, les premiers de ce type dans le pays, dénoncent l'adoption d'une loi autorisant le placement en rétention des clandestins sans procès jusqu'à un an. Dimanche, ils étaient plus de 30.000 à manifester dans le centre de Tel-Aviv. Lundi, ils ont défilé devant plusieurs ambassades occidentales afin de dénoncer leur situation. Lors du rassemblement de mardi, leurs représentants ont affirmé qu'ils manifesteraient jusqu'à ce que le gouvernement israélien annule la législation controversée et leur accorde le statut de réfugiés. Ce mercredi, ils ont l'intention de manifester à Jérusalem, à condition que la police les y autorise.

Les demandeurs d'asile, originaires principalement du Soudan et de l'Érythrée, manifestent dans le calme en brandissant des pancartes clamant : «Nous sommes des réfugiés» et «Assez de prison». Ils dénoncent le refus des autorités d'examiner leurs demandes, ainsi que le placement en rétention de centaines d'entre eux. Mais ils se sont heurtés à une fin de non-recevoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a prévenu que leurs manifestations ne «serviraient à rien».

La position d'Israël critiquée par l'ONU

«De la même façon que nous avons réussi à bloquer totalement les infiltrations d'illégaux grâce à la clôture de sécurité, nous sommes déterminés à faire sortir ceux qui ont réussi à passer avant la fermeture de la frontière», a promis Benjamin Netanyahu. La clôture électronique achevée en 2012, qui s'étend le long des 230 km de frontière avec l'Egypte, a réduit pratiquement à néant le nombre d'entrées illégales en Israël à partir de la péninsule du Sinaï.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) reproche à Israël de dénier «l'accès au statut de réfugié à ces clandestins sans nécessairement tenir compte des raisons ...

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