Israël - Charles Enderlin : le messianisme expliqué aux Français

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Des colons à Yitzhar, près de Naplouse, en 2000.
Des colons à Yitzhar, près de Naplouse, en 2000.

La scène politique israélienne ne se limite pas aux deux parties de gouvernement qui se succèdent au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1948. Derrière le Likoud (à droite) et le Parti travailliste (plutôt à gauche) émergent de temps à autre des organisations chargées de porter au pouvoir un homme ou une idéologie. Ainsi, Kadima permit à Ariel Sharon de s'affranchir du Likoud, tandis que les religieux créent de temps à autre des structures ad hoc. Mais un courant transcende depuis 1967 les débats politiques et religieux. Il se revendique du messianisme. Ses tenants affirment que les droits historiques et religieux valent titre de propriété pour l'État d'Israël. Autrement dit, lorsque l'Ancien Testament et les textes sacrés mentionnent un lieu, un petit coin de désert, un cours d'eau, une montagne, une tombe, un arbre, celui-ci est de facto partie intégrante de l'État d'Israël. La prééminence de ce pouvoir religieux ne peut que gêner, et contrecarrer le pouvoir politique... Depuis quarante-cinq ans, le messianisme et le politique cohabitent rarement harmonieusement, mais font contre mauvaise fortune bon coeur. Menahem Begin prêta une oreille attentive aux idées messianiques qu'il utilisa avec opportunisme. Ce sont ces liaisons dangereuses que retrace dans Au nom du temple, un livre époustouflant, précis et très documenté, Charles Enderlin. Une fuite en avant Souvent inspirée par des rabbins, l'idée messianique...

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