Israël : ces "nouveaux traîtres" à la tête des ONG de gauche

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Une exposition de Breaking The Silence à Tel-Aviv.
Une exposition de Breaking The Silence à Tel-Aviv.

« Shtoulim », en français « implantés », est le terme hébreu qui fait, en cette fin d'année, le buzz en Israël. Mais loin des nouvelles technologies liées au jardinage, il désigne les « nouveaux traîtres », ceux qui à la tête d'ONG de gauche sont considérés par la droite nationaliste comme des agents de l'intérieur implantés par des gouvernements étrangers afin de délégitimer le pays.

Tout a commencé avec la diffusion, mardi dernier, par Im Tirtzu, une organisation ultranationaliste, d'un clip vidéo. En ouverture, une image particulièrement dramatique : un gros plan sur un Palestinien brandissant un couteau avec lequel il s'apprête à attaquer un Israélien. En arrière-fond, le narrateur explique : « La prochaine fois qu'un terroriste vous poignardera, il sait qu'il y aura quelqu'un pour le défendre? » Afin que les choses soient claires, l'image est suivie de quatre portraits en noir et blanc, style photos de détenus, avec leurs noms et leurs fonctions : Yishaï Menuhin du Comité public contre la torture, Avner Gvaryahu de Breaking The Silence, Hagaï Elad de B'Tselem et Sigi Ben Ari de Hamoked, le Centre pour la défense des droits de l'individu. Une sorte de « bande des quatre » formée des dirigeants des plus importantes associations de défense des droits de l'homme en Israël. Ils sont accusés de travailler en Israël pour le compte de l'étranger : qui pour la Hollande, qui pour l'Allemagne, qui pour la...

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