Israël : Ariel Sharon, le roi méprisé et adulé

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Ariel Sharon lors de la guerre des Six Jours, en 1967.
Ariel Sharon lors de la guerre des Six Jours, en 1967.

Le Lion du désert, le Bulldozer, Arik, roi d'Israël, les surnoms n'ont pas manqué à Ariel Sharon, reflet de son extrême popularité ou du rejet qu'il a inspiré à certains. De fait, le destin de ce fils d'immigrants d'origine russe, Shmuel et Vera Schneiderman, s'est confondu avec l'histoire d'Israël, toujours entre mépris et adulation. Né le 26 février 1928 à Kfar Malal, un village coopératif de la Palestine mandataire où ses parents ont une ferme, Ariel est un enfant solitaire, ombrageux et déjà rebelle. Chez les Schneiderman, l'ambiance est aussi rude que les conditions de vie. On reçoit peu et on se méfie de tout le monde, à commencer par "les Arabes". "Ne leur fais jamais confiance", lui répète inlassablement sa mère. À 14 ans, après avoir menti sur son âge, il rejoint les rangs de la Haganah, la milice juive travailliste créée avant même Israël. C'est son premier contact avec la chose militaire, et leur idylle va durer vingt-cinq ans. Il y a d'abord la guerre d'indépendance de 1948 au cours de laquelle, à force d'audace et de courage physique - il sera grièvement blessé -, il écrit les premiers chapitres de sa légende. Celle d'un stratège indiscipliné. Bavure sanglante et promotions La hiérarchie n'aime pas trop, mais lui donne pourtant du galon. Dans les années cinquante, il commande l'unité 101, spécialisée dans les opérations de représailles qui tournent parfois à la bavure sanglante. Comme à Qibya, en...

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