Isoméride : Servier et Wyeth ont menti aux autorités américaines

le
0
INFO LE FIGARO - Les laboratoires ont dissimulé des effets secondaires pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché du coupe-faim.

Début des années 1990. Servier veut introduire son coupe-faim vedette, l'Isoméride déjà commercialisé en France depuis 1985, aux États-Unis. En jeu, le juteux marché du surpoids américain. Ce sont les laboratoires américains Wyeth-Ayerst (racheté par Pfizer en 2009), American Home et la société Interneuron qui sont chargés de le commercialiser.

Seulement, en 1994 en Belgique, des patients qui ont consommé cet anorexigène ou son frère aîné, le Ponderal, développent des atteintes cardiaques, les valvulopathies. Trois médecins font des signalements d'effets indésirables au laboratoire et aux autorités sanitaires belges.

Selon des documents émanant du ministère belge de la Santé que Le Figaro s'est procurés, fin 1994, 22 cas sont ainsi notifiés. Le laboratoire va alors chercher à minimiser l'importance de cette information à la Food and Drug Administration (FDA) l'équivalent de notre Agence du médicament pour obtenir l'autorisation de commercialiser son coup

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant