Islande : un quasi-inconnu, fan de foot, élu à la présidence

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Islande : un quasi-inconnu, fan de foot, élu à la présidence
Islande : un quasi-inconnu, fan de foot, élu à la présidence

Il a revendiqué sa victoire alors qu'une moitié des votes devait encore être dépouillée. Pourtant, le nouveau président de l'Islande, Gudni Johannesson, n'a pas vraiment le profil d'un exubérant. Sa sobriété est même une des principales qualités reconnues par ses soutiens. Toutefois, dès son élection - confirmée ce dimanche - il a fait une petite sortie qui lui a valu une soudaine notoriété en Europe. Ce fan de foot a assuré que la première chose qu'il ferait en tant que chef de l'Etat serait de se rendre en France lundi pour soutenir l'équipe nationale, qui fait un parcours remarqué dans l'Euro 2016.

 

En Islande, la fonction de président est surtout protocolaire. Des élections législatives, plus importantes, sont prévues à l'automne. Et sur le papier, Gudni Johannesson ne devrait pas sortir du cadre. L'historien a un profil sans aspérité particulière. A 47 ans, le discret intellectuel a simplement décidé d'arrêter de commenter la politique sur quelques plateaux télé mais plutôt de la faire, en se présentant sans étiquette ni casserole. Il n'a même jamais révélé sa préférence partisane.

 

Dans la vie quotidienne, il se veut un père ordinaire, amateur de lecture, de course à pied et, donc, de football. Il a passé la majeure partie de sa vie professionnelle dans les amphithéâtres, les bibliothèques et a la particularité d'avoir traduit en islandais quatre livres de Stephen King.

 

Un contexte favorable

 

Mais c'est probablement ce profil assez lisse qui l'a porté jusqu'à la présidentielle. Homme de consensus, il est arrivé en tête avec 39,1% des voix, devant la femme d'affaires Halla Tomasdottir. Son avantage : ne pas être homme politique dans un contexte de méfiance des citoyens. Notamment depuis la publication début avril des «Panama Papers», ces documents montrant que de nombreux Islandais avaient détenu des avoirs dans les paradis fiscaux, dont le Premier ministre, contraint ...

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