Islande-Percée du Parti pirate, les conservateurs premiers

le , mis à jour à 06:35
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    * 40% des bulletins dépouillés 
    * Le Parti pirate triple son score de 2013 
    * Les conservateurs prennent une avance plus large que prévu 
 
 (Actualisé avec nouveau décompte, précisions) 
    REYKJAVIK, 30 octobre (Reuters) - Le Parti pirate a 
enregistré samedi aux législatives islandaises une nette percée 
mais reste pourtant en deçà des scores que lui prédisaient les 
sondages, ce qui pourrait entamer ses chances d'accéder au 
gouvernement, montrent les premiers décomptes. 
    Les électeurs ont sanctionné l'un des partis de la coalition 
sortante de centre-droit, mais les conservateurs du Parti de 
l'indépendance restent la première formation politique du pays, 
avec 30% des suffrages après dépouillement de 40% des bulletins. 
    A la deuxième place, le mouvement des verts et de gauche 
rassemble 16% des voix. 
    Le Parti pirate, fondé par des cybermilitants et dirigé par 
l'activiste et poète Birgitta Jonsdottir, est donné troisième, 
avec près de 14% des suffrages.      
    Ni les partis de centre-droit, ni les quatre partis de 
l'opposition ne semblent pour le moment réunir de majorité 
suffisante pour gouverner. 
    Les pirates et le Parti de l'Indépendance ont exclu de 
travailler ensemble, mais l'issue du scrutin pourrait les réunir 
à la table des négociations. 
    "Nos prévisions internes donnaient 10 à 15% alors ça (les 
premiers résultats) c'est le haut de notre fourchette. On savait 
qu'on n'aurait jamais 30%", a dit à Reuters la dirigeante du 
Parti, Birgitta Jonsdottir, lors d'une veillée électorale 
organisée dans le port de Reykjavik.  
    Les derniers sondages créditaient le Parti pirate de 20% des 
voix. Le score provisoire du parti a toutefois triplé par 
rapport aux dernières élections de 2013.  
    Les centristes du Parti du progrès ne rassemblent plus que 
10,5% des voix contre près de 15% en 2013. Le parti fait 
notamment les frais de la démission en avril du Premier ministre 
issu de ses rangs, Sigmundur David Gunnlaugsson, dont le nom est 
apparu sur les listes de comptes offshore des Panama Papers. 
    Si ce résultat serré se confirme, le nouveau Parti de la 
réforme (Vidreisn) pro-européen et libéral, qui n'a pas encore 
choisi son camp, pourrait détenir les clefs de la future 
majorité. 
    "Je ne peux pas nier que si les résultats sont ainsi (...) 
il serait naturel que nous soyons le premier parti du prochain 
gouvernement", a dit le chef de file du parti de l'Indépendance, 
Bjarni Benediktsson. 
    Les conservateurs fait campagne sur une baisse des impôts et 
une poursuite de la reprise économique.  
    Alimentée par un boom de l'industrie du tourisme, l'économie 
islandaise a renoué avec la croissance après avoir été frappée 
de plein fouet par la crise financière de 2008. Sa croissance 
devrait atteindre 4,3% cette année. 
 
 (Stine Jacobsen et Zoe Robert; Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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