Islamistes et laïcs se toisent à Benghazi

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REPORTAGE - Le nouveau paysage politique libyen, à peine émergent, est fortement imprégné par les mouvements à orientation religieuse.

Ismaïl Salabi est un bon prêcheur. Le sourire facile, les yeux dorés qui pétillent, ce jeune costaud barbu de 34 ans en chemisette rayée assure avoir les larmes aux yeux quand il évoque en chaire les beautés de la religion. Mais en ce moment, il se consacre à la guerre. Posant un instant sa kalachnikov, Ismaïl Salabi se présente comme chef des opérations du Groupe des martyrs du 17 février, fort de 3000 hommes, l'une des principales unités du front de l'Est. Le supérieur direct d'Ismaïl Salabi, Fawzi Boukatif, commande également le Bataillon de la révolution, une unité plus importante dont le Groupe des martyrs est l'une des branches.

Mainmise sur l'armée

Dans les rues de Benghazi comme dans certaines chancelleries occidentales, ces noms provoquent murmures et inquiétudes. À l'instar d'Abdelhakim Belhaj, le gouverneur militaire de Tripoli, Ismaïl Salabi et ses amis sont soupçonnés de vouloir mettre en œuvre un programme islamiste, notamment en établiss

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