Islam radical - André Gerin : "Les gouvernements successifs ont renoncé à combattre le mal"

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Vénissieux en 2014. L'ancien maire dénonce dans les quartiers populaires l'alliance entre les fondamentalistes et les trafiquants.
Vénissieux en 2014. L'ancien maire dénonce dans les quartiers populaires l'alliance entre les fondamentalistes et les trafiquants.

André Gerin, l'ancien député-maire de Vénissieux, fin connaisseur des banlieues et figure emblématique du Parti communiste, n'est pas étonné des attentats terroristes qui viennent de frapper la France. Il explique qu'il tire la sonnette d'alarme depuis des années sans être entendu.

Le Point.fr : Vous dénoncez depuis des années ceux que vous appelez "les talibans français". Qu'entendez-vous par là ?

André Gerin : J'ai eu deux électrochocs. Le premier en 2002 quand je me suis retrouvé avec deux gamins de Vénissieux enfermés à Guantánamo. C'étaient des jeunes intégrés qui ne posaient pas de problèmes. Ils étaient du même quartier. J'ai cherché à savoir qui pourrissait la tête de nos gamins et s'il y avait des têtes de réseau. Le second électrochoc, c'est 2005 et ses trois semaines d'émeutes. Je me suis demandé ce qui s'était passé entre le drame dans le transformateur électrique et, huit jours après, la grenade à proximité de la mosquée. La situation a changé de nature. Il y a eu huit cents communes concernées avec, en ligne de mire, les lieux de la République, les écoles, etc. À côté de ces deux déclencheurs, j'ai eu aussi des échos de la part des enseignants, dans les collèges, qui me décrivaient des ados qui se lèvent pour contester les cours de bio, de sciences naturelles, d'histoire, etc.C'est pour cette raison que vous êtes parti en guerre contre le port du voile intégral en 2009 ?

J'ai...

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