Islam : comment résoudre le casse-tête du salafisme

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Islam : comment résoudre le casse-tête du salafisme
Islam : comment résoudre le casse-tête du salafisme

C'est une mouvance radicale ultra-minoritaire dans le viseur des sommets du pouvoir, de maires désemparés, d'imams impuissants, de voisins suspicieux. Le salafisme, courant fondamentaliste prônant un retour à l'islam des origines, représente moins de 1 % des 4 à 5 millions de musulmans de France, mais suscite les plus vives inquiétudes chez ceux qui y voient une antichambre du terrorisme. La semaine dernière, le Premier ministre, Manuel Valls, a visé ces « groupes qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle », appelant à un « sursaut républicain ».

Fin mars, c'est le ministre de la Ville, Patrick Kanner, qui décrivait dans nos colonnes cette « volonté claire des salafistes de prendre le pouvoir » après avoir avancé le chiffre d'« une centaine de quartiers » dans l'Hexagone présentant des « similitudes potentielles avec Molenbeek ». Des positions jugées « clivantes » et « stigmatisantes » par le Conseil français du culte musulman qui préfère le « travail de fond » et « d'apaisement ».

De 15 000 à 30 000 adeptes

Ce qui est sûr, c'est qu'il est difficile de contrecarrer un mouvement composite dans lequel gravitent d'un côté des piétistes limitant leur action à la prédication et de l'autre des candidats au djihad. Certains sont à la frontière des lois de la République, d'autres les bafouent carrément mais tous ont choisi la voie de l'isolement.

Cette branche extrémiste, active sur les réseaux sociaux ou dans certaines villes, comme Sarcelles, est en progression constante, fédérant entre 15 000 et 30 000 adeptes. Une estimation qui aurait doublé ces cinq dernières années. « Toute idéologie qui enferme est mauvaise. Les salafistes appellent à la haine de l'autre. Ils se sont engouffrés dans la brèche sociale, se sont posés comme les sauveurs des cités, là où l'Etat a abandonné. Cela ne fait pas partie de nos valeurs », martèle Asma Guénifi, ...

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  • sarestal il y a 11 mois

    en l'interdisant.-