ISF : Nicolas Sarkozy pourrait décider cette semaine 

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Plutôt qu'une suppression, c'est un aménagement a minima qui semble avoir la faveur de Bercy et de plusieurs conseillers du chef de l'État.

Où en est la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ? L'arbitrage de Nicolas Sarkozy pourrait tomber dans les jours qui viennent. Plutôt qu'une suppression, c'est un aménagement a minima qui semble avoir la faveur de Bercy et de plusieurs conseillers du chef de l'État. «Ce serait bien qu'on ne lui recolle pas l'étiquette de président des riches», chuchotent-ils, en ajoutant que rien n'est possible «sans une réforme globale». Édouard Balladur lui-même - qui avait supprimé l'ISF en 1986, quand il était ministre de l'Économie dans le gouvernement Chirac - a vivement mis en garde Sarkozy contre une telle réforme à un an des élections, alors que l'impopularité présidentielle ne cesse de croître.

«Je ferai tout, et plus rapidement qu'on ne se l'imagine, pour rapprocher nos fiscalités (française et allemande)», avait annoncé Sarkozy le 2 octobre dernier. Sachant que la fiscalité allemande n'a plus d'ISF depuis 1997, chacun y avait vu le signe d'une détermination inattendue à ouvrir une réforme de la fiscalité. À l'époque, Jean-Louis Borloo était le favori de l'Élysée pour Matignon, et il avait même préconisé un «Grenelle de la fiscalité ».

Finalement, le président choisira-t-il la prudence? «Il pourrait surprendre », croit savoir un proche. «Nicolas a toujours gagné en marchant sur les lignes jaunes, ajoute-t-il, et il nous dit sans cesse qu'il faut rester offensif».

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