Isabelle Huppert, bouleversante, mène la sélection cinéma du « Monde »

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Chaque mercredi, dans La Matinale, la rédaction du « Monde » vous propose son choix de films pour la semaine.

Isabelle Huppert bouleversante de fragilité chez Mia Hansen-Love, c’est indéniablement le film de la semaine. Le film posthume de Manoel de Oliveira, réalisé en 1983, trente ans avant sa mort, quand il se pensait au crépuscule de son existence, n’est pas une petite affaire non plus. Et que dire des courts-métrages de Fatty Arbuckle, victime expiatoire des ligues de vertu qui ont brisé sa carrière et sali sa mémoire, et qui était pourtant un des plus grands cinéastes et comédiens burlesques de l’ère du muet !

VOYAGE EN FRAGILITÉ, AU CÔTÉ D’ISABELLE HUPPERT : « L’Avenir », de Mia Hansen-Love

Quelque chose, dans le couple, se brise. Quelque chose, dans l’amour, agonise. Quelque chose, dans l’existence, s’affaisse. Comment fais-je, comment faites-vous, comment font-ils pour y survivre ? Pour juste continuer, pour y croire encore, pour tenter de reconstruire sur d’aussi vacillantes fondations. Pour envisager, malgré tout, la possibilité de l’avenir.

On ne voit pas d’autre question qui travaille au point où celle-ci le fait, à cette profondeur, et avec une telle insistance, le cinéma de Mia Hansen-Love. Quasiment dix ans et quatre films après Tout est pardonné – bouleversant premier long-métrage sur le destin d’une famille éclatée –, elle y retourne avec L’avenir, d’un pas plus assuré peut-être, mais avec non moins de sensibilité, de charme, d’intelligence.

Et avec, pour la première fois, un élément de poids, donc de possible déséquilibre, en la personne de la pourtant si f...

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